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L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro condamné pour conspiration séditieuse

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La Cour suprême du Brésil a rendu son verdict historique ce jeudi, déclarant l’ancien chef de l’État coupable d’avoir orchestré une entreprise illégale visant à se maintenir au pouvoir. Cette décision judiciaire sans précédent intervient dans un climat de fortes tensions politiques et diplomatiques.

La plus haute juridiction brésilienne a reconnu Jair Bolsonaro responsable d’avoir dirigé une organisation criminelle dont l’objectif était de contourner les résultats électoraux de 2022. Les magistrats ont estimé que l’ancien président, âgé de 70 ans, avait conspiré pour installer un régime autoritaire après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva. La sentence, qui pourrait atteindre plusieurs décennies d’emprisonnement, doit être déterminée prochainement.

L’annonce du verdict a provoqué des réactions contrastées au sein d’une population profondément divisée. Dans certains lieux publics de Brasilia où la retransmission était organisée, des applaudissements ont salué la décision de justice, tandis que d’autres dénoncent une procédure qu’ils jugent politiquement motivée.

L’affaire a également eu des répercussions internationales notables, entraînant des mesures de rétorsion économique de la part des États-Unis envers le Brésil. L’administration américaine a expressément condamné ce qu’elle qualifie de persécution judiciaire, imposant des sanctions commerciales et annulant les visas de plusieurs magistrats brésiliens.

Parmi les sept coaccusés figurent d’anciens ministres et hauts gradés militaires. Ce procès marque une première dans l’histoire judiciaire brésilienne, où aucun ancien chef d’État n’avait jusqu’alors été confronté à des accusations de cette nature. Le juge rapporteur a toutefois émis un vote dissident en faveur de l’acquittement, estimant que les éléments produits ne démontraient pas suffisamment l’existence d’un complot ayant dépassé le stade préparatoire.

Malgré l’absence de l’intéressé pour raisons médicales, le procès s’est déroulé dans un cadre strict, sous haute sécurité. L’ancien président, déjà inéligible jusqu’en 2030 et assigné à résidence, pourrait désormais faire face à une longue incarcération.

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