Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

L’ancien chef du gouvernement malaisien face à un nouveau jugement dans l’affaire 1MDB

Article

le

_**Ce vendredi, la Haute Cour de Kuala Lumpur doit rendre sa décision dans un procès distinct concernant des accusations d’abus de pouvoir et de blanchiment. Najib Razak, déjà incarcéré, encourt une prolongation substantielle de sa détention.**_

L’ancien Premier ministre malaisien Najib Razak, âgé de soixante-douze ans, attend le verdict d’un nouveau procès lié au vaste scandale du fonds souverain 1Malaysia Development Berhad. La décision du juge Collin Lawrence Sequerah, attendue ce vendredi matin, concerne vingt-cinq chefs d’accusation, dont quatre pour abus de pouvoir et vingt et un pour blanchiment de capitaux. Les sommes en jeu s’élèveraient à plus de deux milliards de ringgits, soit l’équivalent de plusieurs centaines de millions de dollars.

L’homme d’État, fils d’une figure historique du pays, est déjà détenu depuis 2022 à la suite d’une première condamnation dans un autre volet de cette même affaire. Il purge une peine de six années d’emprisonnement. Dans la présente procédure, chaque accusation d’abus de pouvoir est passible d’une peine maximale de vingt ans de réclusion. Une condamnation pourrait donc considérablement allonger son séjour derrière les barreaux.

Le ministère public a soutenu durant les audiences que l’ancien dirigeant, qui cumulait les fonctions de chef du gouvernement, de ministre des Finances et de président du conseil consultatif du fonds, aurait utilisé sa position pour faciliter des transferts financiers illicites vers ses comptes personnels il y a plus d’une décennie. L’accusation a produit à l’appui de ses arguments des relevés bancaires et les dépositions de plusieurs dizaines de témoins. Les procureurs ont rejeté la thèse de la défense, qui impute la responsabilité principale des malversations à un homme d’affaires en fuite, Low Taek Jho, présenté comme l’architecte du détournement.

La défense de M. Razak a pour sa part plaidé que les fonds reçus provenaient de donations originaires du Moyen-Orient, et que son client n’avait aucune connaissance des agissements frauduleux au sein de la structure du fonds. Ses avocats ont récemment dénoncé dans la presse ce qu’ils estiment être un déni de procès équitable.

Cette affaire judiciaire intervient alors que l’influence politique de l’ancien leader au sein de l’Organisation nationale unifiée des Malais, son parti historique, demeure un sujet d’observation. Le scandale du 1MDB, qui avait éclaboussé la place financière de Kuala Lumpur et donné lieu à des enquêtes internationales, avait contribué à la défaite électorale de sa formation en 2018, mettant fin à six décennies de domination politique ininterrompue. Le verdict de ce jour pourrait ainsi marquer une nouvelle étape dans le long feuilleton judiciaire entourant l’ancien fonds souverain.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus