Monde
L’ancien chef de l’État sud-coréen face à la justice pour tentative de putsch
Le parquet a présenté ses réquisitions définitives mardi dans le procès principal de l’ex-président Yoon Suk Yeol, accusé d’insurrection après sa tentative d’instaurer la loi martiale fin 2024. L’audience finale permet à l’ancien dirigeant de prononcer sa dernière plaidoirie avant le délibéré.
L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol comparaît depuis près d’un an devant le tribunal central de Séoul. Les magistrats du parquet ont requis la peine capitale à son encontre, sanction prévue par la législation nationale pour le crime d’insurrection, bien qu’aucune exécution n’ait été appliquée dans le pays depuis plus de vingt-cinq ans. L’homme de 65 ans est jugé aux côtés de sept autres prévenus, dont son ancien ministre de la Défense et un ex-directeur de la police nationale.
Les faits remontent à la soirée du 3 décembre 2024. Le chef de l’État, alors en fonction, avait annoncé sans préavis à la télévision publique le déploiement de la loi martiale, une mesure inédite depuis la fin des régimes militaires dans les années 1980. Des unités militaires avaient été dépêchées autour de l’Assemblée nationale dans l’intention d’en empêcher le fonctionnement. Le mandat présidentiel prenait fin quelques heures plus tard, après que des parlementaires, parvenus à entrer dans l’enceinte cernée, eurent voté la suspension du décret. Yoon Suk Yeol justifiait cette décision par la nécessité de protéger la nation face à des « éléments hostiles » et de contourner un blocage budgétaire orchestré, selon lui, par l’opposition parlementaire.
L’ancien procureur, devenu président en 2022, avait initialement refusé de se soumettre aux autorités judiciaires. Retranché pendant plusieurs semaines dans sa résidence officielle sous la protection de sa garde personnelle, il avait contrecarré une première tentative d’interpellation. Il fut finalement arrêté en janvier 2025, devenant le premier président en exercice de la Corée du Sud à être incarcéré. Sa destitution fut prononcée en avril de la même année par la Cour constitutionnelle, après des mois de mobilisation populaire et d’instabilité politique. Remis en liberté en mars pour un vice de procédure, il a de nouveau été écroué en juillet dernier, les juges estimant qu’il existait un risque de destruction d’éléments de preuve.
Outre cette procédure principale, l’ancien dirigeant fait l’objet de plusieurs autres instructions judiciaires concernant des infractions connexes. Dans l’une d’elles, les procureurs ont demandé une peine de dix années d’emprisonnement pour entrave à la justice, notamment pour avoir résisté à son arrestation. Un verdict distinct dans cette affaire est attendu avant la fin de la semaine. Une autre enquête porte sur des accusations selon lesquelles il aurait ordonné des survols de drones au-dessus du territoire nord-coréen, dans l’espoir de provoquer une réaction de Pyongyang qui aurait pu légitimer, a posteriori, l’imposition de la loi martiale.
Si la culpabilité de Yoon Suk Yeol était retenue, il deviendrait le troisième ancien président sud-coréen condamné pour insurrection, après les généraux Chun Doo-hwan et Roh Tae-woo, reconnus coupables pour leur rôle dans le coup d’État de 1979. Le jugement dans le procès principal est attendu le mois prochain.
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