Monde
L’Afrique du Sud ouvre une enquête nationale sur l’infiltration du crime organisé au sein de l’État
Une commission judiciaire entame ses auditions publiques pour examiner les accusations de collusion entre responsables politiques et réseaux criminels, dans un contexte de corruption endémique.
Les travaux de la commission d’enquête sur les connivences supposées entre le monde politique et la délinquance organisée ont débuté ce mercredi en Afrique du Sud. Cette initiative, ordonnée par le président Cyril Ramaphosa, intervient alors que la première puissance économique du continent est fragilisée par une criminalité persistante et une série de scandales financiers.
Le général Nhlanhla Mkhwanazi, commandant de la police provincial du KwaZulu-Natal, a été le premier témoin entendu. Lors d’une conférence de presse retentissante en juillet dernier, il avait accusé le ministre des Forces de l’ordre, Senzo Mchunu, de liens avec un homme d’affaires impliqué dans des affaires de corruption et de tentative d’homicide. Le policier a également affirmé que le ministre aurait contribué à classer plus d’une centaine d’enquêtes criminelles.
Devant la commission, l’officier a déclaré que son objectif était de révéler comment le système judiciaire était soumis à des pressions continues et à des actes de sabotage depuis de nombreuses années. Il a averti que l’appareil judiciaire risquait un effondrement complet sans intervention urgente des autorités.
Le ministre Mchunu, qui a temporairement quitté ses fonctions, a catégoriquement rejeté ces accusations. Il sera prochainement entendu à son tour par la commission Madlanga, du nom du magistrat qui préside ces travaux. Celle-ci a pour mission d’éclaircir les phénomènes de criminalité, les ingérences politiques et la corruption au sein du système pénal.
Un rapport préliminaire est attendu dans un délai de trois mois, tandis que la version définitive devrait être remise dans six mois. Toutefois, la commission n’ayant qu’un rôle consultatif, la mise en œuvre de ses préconisations dépendra exclusivement du chef de l’État, ce qui suscite déjà des interrogations quant à l’impact réel de cette initiative.
Âgé de 67 ans, Senzo Mchunu était perçu comme un possible successeur à la tête du parti au pouvoir, l’ANC. Cette affaire intervient dans un climat de défiance croissante envers les institutions sud-africaines, régulièrement ébranlées par des révélations de corruption à haut niveau.
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