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La vie suspendue par les eaux à Saintes

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Les habitants de la cité charentaise, frappée par des inondations d’une ampleur exceptionnelle, s’organisent dans un quotidien bouleversé, où l’incertitude et la lassitude s’installent pour de longues semaines.

Une réalité nouvelle s’impose aux riverains de la Charente. Privés d’électricité, contraints de quitter leur domicile, ils doivent réinventer leur existence au jour le jour. L’absence de plaques de cuisson et de réfrigérateur complique les repas, tandis que le linge est lavé chez des voisins encore épargnés. Pour beaucoup, l’hébergement d’urgence, à l’hôtel ou chez des proches, constitue un répit précaire face à une situation appelée à durer.

Les services municipaux et des bénévoles se mobilisent pour apporter une aide immédiate, notamment en surélevant des meubles dans les habitations menacées. Cette solidarité est saluée par les sinistrés, qui font pourtant état d’une profonde fatigue nerveuse et d’une angoisse sourde. La perspective de devoir patienter plus de dix jours avant le retour du courant ajoute à la lassitude.

Les conséquences s’étendent à la vie collective. L’accès à plusieurs établissements scolaires reste impossible, obligeant à répartir les élèves dans d’autres sites et à anticiper des perturbations dans les transports. Des familles doivent également composer avec la difficulté de récupérer des effets personnels ou scolaires laissés dans des maisons inaccessibles.

À quelques kilomètres de Saintes, la commune de Chaniers est également sévèrement touchée, avec un niveau de la Charente approchant des records historiques. Les autorités locales soulignent le défi que représente la gestion d’une crise dont la phase de décrue n’est pas encore engagée. La question du logement provisoire, source de tensions financières et familiales pour certains, devient pressante.

Pour les personnes évacuées, l’épreuve est aussi psychologique. L’attente, sans certitude sur la date d’un retour possible dans des foyers dévastés, pèse lourdement. Le sentiment d’être dépossédé de son univers familier est partagé par de nombreux habitants, désormais confrontés à une longue période de reconstruction.

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