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La transition écologique française en panne de vitesse

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Les émissions de gaz à effet de serre ont à peine reculé en 2025, un rythme bien trop lent pour respecter les engagements climatiques du pays. Les secteurs des transports et du bâtiment restent les principaux points de blocage.

Les efforts de la France pour réduire son empreinte carbone accusent un net ralentissement. Les émissions de gaz à effet de serre n’ont diminué que de 1,6% sur l’année écoulée, selon les dernières estimations. Cette performance se situe très en deçà du rythme annuel de -4,6% pourtant indispensable pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030. Cette tendance inquiétante place la trajectoire nationale en porte-à-faux avec ses ambitions de neutralité carbone pour 2050.

Plusieurs secteurs clés peinent à engager une transformation profonde. Les transports, le bâtiment et l’énergie concentrent les plus grands retards dans leur mue vers un modèle sobre en carbone. Les émissions liées au logement, bien qu’en léger recul, restent très éloignées des efforts requis. Le secteur des transports affiche une timide amélioration, portée par une baisse de la consommation de carburants, mais sans changement structurel majeur. Seule l’industrie enregistre une baisse plus significative de ses rejets, une évolution cependant à relativiser car elle s’accompagne d’un affaiblissement continu de son activité, notamment dans la chimie et la métallurgie.

Cette décélération française fait écho à une dynamique européenne plus globale, plusieurs économies avancées affichant également un ralentissement dans la réduction de leurs émissions. Le constat intervient dans un contexte où la dépendance aux énergies fossiles importées continue d’exposer les pays à des risques tant climatiques que géopolitiques. Les observateurs pointent l’urgence d’une action politique plus déterminée et concertée, capable d’entraîner l’ensemble des acteurs économiques et d’accompagner les plus vulnérables dans cette transition.

Les données consolidées, attendues pour le milieu de l’année, permettront d’affiner ce diagnostic. Elles confirmeront ou non l’ampleur du décalage entre les projections officielles et la réalité des émissions. D’ores et déjà, il apparaît que les mesures actuelles ne suffisent pas à infléchir durablement la courbe, soulignant la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de politiques structurelles, en particulier dans les domaines les plus émetteurs.

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