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La souveraineté du Groenland, ligne rouge pour l’Alliance atlantique

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_**Les déclarations récentes de Washington concernant le territoire autonome danois ont provoqué une onde de choc diplomatique, la Première ministre du Danemark mettant en garde contre des conséquences dévastatrices pour l’Otan.**_

La perspective d’une action unilatérale des États-Unis visant le Groenland a suscité une réprobation unanime parmi les alliés occidentaux. La cheffe du gouvernement danois a exprimé une inquiétude profonde, estimant qu’une telle initiative remettrait en cause les fondements mêmes de l’ordre de sécurité établi après 1945. Elle a affirmé déployer tous les efforts diplomatiques pour empêcher un tel scénario, qualifiant la situation de grave.

Ces tensions surviennent après une série de propos tenus par le président américain, qui a de nouveau évoqué l’importance stratégique de cette immense île arctique pour la défense de son pays. Il a laissé entendre que le Danemark ne serait pas en mesure d’assurer pleinement la protection de ce territoire, annonçant son intention de revenir sur ce dossier dans un avenir proche. Ces affirmations ont été immédiatement contestées par Copenhague, qui a rappelé les investissements substantiels consentis récemment pour renforcer la sécurité dans la région.

La représentante du Groenland au Parlement danois a appelé à la vigilance, invitant la population à se préparer à diverses éventualités, qu’elles soient d’ordre matériel ou géopolitique. Le territoire, riche en ressources minérales et doté d’une position géostratégique cruciale, abrite déjà une installation militaire américaine. Son statut au sein du royaume du Danemark, membre fondateur de l’Otan, est considéré comme intangible par les autorités locales, qui réaffirment régulièrement leur attachement à l’autodétermination.

Plusieurs capitales européennes ont apporté leur soutien au Danemark, soulignant l’importance du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Les réactions officielles dénotent une préoccupation partagée face à des déclarations perçues comme instables. Par ailleurs, des publications sur les réseaux sociaux émanant de l’entourage de la Maison Blanche avaient déjà alimenté les spéculations quelques jours plus tôt, créant un climat de méfiance supplémentaire.

Cette crise diplomatique n’est pas la première du genre. La nomination récente d’un envoyé spécial américain pour le Groenland et la tentative avortée d’une visite non sollicitée du vice-président avaient déjà tendu les relations. L’opinion publique groenlandaise, selon des sondages, reste massivement opposée à toute forme d’annexion ou de changement de souveraineté, confirmant la détermination des habitants à écrire leur propre destin.

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