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La République islamique exige vengeance après la disparition de son guide suprême

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_**L’Iran appelle à riposter à la mort d’Ali Khamenei, tué lors d’une opération militaire conjointe américano-israélienne, tandis que les frappes s’intensifient dans toute la région, menaçant de dégénérer en un conflit ouvert.**_

Les autorités iraniennes ont lancé un appel à la vengeance nationale ce dimanche, suite à la mort du guide suprême Ali Khamenei. Ce dernier a péri lors d’une campagne de frappes aériennes menée la veille par les États-Unis et Israël, qui a également coûté la vie à plusieurs hauts responsables militaires et politiques. Le président Massoud Pezeshkian a qualifié cette riposte de « droit et devoir légitime », dénonçant une agression qu’il présente comme une déclaration de guerre.

En représailles, Téhéran a procédé à des tirs de missiles vers plusieurs pays de la région, notamment ceux abritant des installations américaines, ainsi qu’en direction d’Israël. Des explosions ont été signalées aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, à Oman, au Qatar et à Bahreïn, faisant au moins deux victimes civiles. Les forces iraniennes affirment avoir visé des bases américaines dans le Golfe. De son côté, l’armée israélienne a indiqué avoir mené de nouvelles frappes sur la capitale iranienne.

La situation a provoqué un vaste mouvement de protestation en Iran. Des milliers de personnes se sont rassemblées dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes, scandant des slogans hostiles à Washington et à Tel-Aviv. Dans le même temps, des scènes de liesse ont été rapportées par certains habitants, accueillant avec des célébrations la nouvelle du décès du dirigeant qui a gouverné le pays d’une main de fer pendant près de quatre décennies.

La transition du pouvoir est désormais assurée par un conseil intérimaire composé du président Pezeshkian, du chef de l’appareil judiciaire et d’un haut dignitaire religieux. Cette période d’incertitude institutionnelle s’accompagne d’une escalade militaire inquiétante. L’ancien président américain Donald Trump a menacé de recourir à une force « sans précédent » en cas de nouvelles représailles iraniennes, tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu justifie son action par une « menace existentielle ».

Les conséquences de cette crise dépassent les frontières immédiates du conflit. Des centaines de vols internationaux à destination ou en provenance du Moyen-Orient ont été annulés. À Bagdad, des manifestants ont tenté de prendre d’assaut le périmètre fortifié de l’ambassade des États-Unis. L’Agence internationale de l’énergie atomique a convoqué une réunion d’urgence, des responsables occidentaux accusant Téhéran d’avoir relancé des activités sensibles sur des sites nucléaires précédemment touchés.

Le bilan humain des frappes initiales reste lourd et difficile à établir avec certitude. Les services de secours iraniens font état de plus de deux cents morts sur le territoire national, un chiffre qui ne peut être vérifié de source indépendante. En Israël, une vingtaine de personnes ont été blessées par des projectiles. La communauté internationale, par la voix du secrétaire général des Nations unies, s’est dite préoccupée par le risque d’une spirale incontrôlable, alors que les échanges de tirs se poursuivent sans signe d’apaisement.

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