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La mort d’une enseignante harcelée met en lumière les manquements de l’institution

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_**L’Éducation nationale a reconnu des défaillances dans le soutien apporté à Caroline Grandjean, directrice d’école qui s’est suicidée en septembre 2025 après avoir subi des actes homophobes. Sa veuve déplore que les responsabilités individuelles ne soient pas établies et annonce une poursuite au pénal.**_

L’administration a conclu à une défaillance institutionnelle dans l’accompagnement de cette professionnelle, victime de menaces et de tags à caractère homophobe durant l’année scolaire 2023-2024. Le ministère souligne que l’intéressée avait le sentiment de ne pas être soutenue par sa hiérarchie face à des conflits avec certains parents. Un refus de bonification de points liée à sa reconnaissance en tant que travailleuse handicapée, nécessaire pour une mutation, a également été perçu comme une injustice et a privé la directrice d’un soutien attendu.

La veuve de Caroline Grandjean, tout en prenant acte de ces conclusions, estime que le rapport administratif ne désigne pas les responsables. Elle affirme sa détermination à obtenir leur identification et leur jugement par la voie pénale. Elle rappelle que son épouse, placée en arrêt maladie et dans l’incapacité de reprendre son poste, n’a jamais été formellement reconnue comme victime par l’institution.

Cette affaire avait conduit des organisations syndicales à alerter les services académiques sur la situation de la directrice, sans obtenir, selon la famille, de réponse adaptée en temps utile. L’enquête pénale ouverte à la suite des menaces avait été classée sans suite au printemps 2025, faute d’éléments nouveaux.

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