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Économie

La mobilisation agricole se poursuit dans le Sud-Ouest après des réveillons sur les barrages

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Les agriculteurs maintiennent leur mouvement de protestation contre la gestion de la dermatose bovine, ayant marqué la nuit de Noël par des rassemblements solidaires sur plusieurs axes bloqués.

Les points de blocage routiers et autoroutiers demeuraient actifs jeudi matin dans plusieurs départements du Sud-Ouest. Les manifestants, qui occupent ces lieux depuis plus d’une dizaine de jours, y ont organisé des veillées festives à l’occasion du réveillon. Les forces de l’ordre ont constaté une situation identique à celle de la veille, avec des perturbations persistantes sur les autoroutes A63 au sud de Bordeaux, A64 entre Toulouse et Bayonne, A65 dans les Pyrénées-Atlantiques et A75 en Lozère et Aveyron.

À Cestas, sur le barrage de l’A63, une soirée conviviale a rassemblé entre quatre-vingts et quatre-vingt-dix personnes. Un marché de producteurs locaux avait été improvisé et une célébration religieuse s’est tenue avant le repas partagé. Les organisateurs, issus de la Coordination rurale de Gironde, ont salué dans un communiqué la solidarité et le soutien manifestés lors de ce moment, tout en évoquant la fatigue accumulée après plusieurs nuits de mobilisation.

Plus au sud, sur l’A64, les agriculteurs des Pyrénées-Atlantiques prévoyaient une manifestation motorisée dans les rues de Pau en fin de journée. Près de Carbonne, au sud de Toulouse, une messe a réuni au moins trois cents personnes mercredi soir. Les participants se sont ensuite retrouvés autour d’un repas offert par les protestataires, dans un décor de sapins décorés pour les fêtes. De nombreux riverains, dont le soutien ne s’est pas démenti depuis le début du mouvement le 12 décembre, étaient une nouvelle fois présents.

Ce mouvement de colère trouve son origine dans le rejet des mesures sanitaires déployées par les pouvoirs publics face à la dermatose nodulaire contagieuse. La stratégie officielle, qui repose sur l’abattage préventif des troupeaux touchés, la vaccination et des restrictions de circulation, est vivement contestée par une partie de la profession. Les syndicats Coordination rurale et Confédération paysanne dénoncent notamment l’euthanasie systématique des animaux dès qu’un cas est identifié.

La tension reste vive après l’abattage, mardi en Haute-Garonne, de soixante-douze bovins suite à la détection d’un nouveau foyer. Le nombre total de foyers confirmés sur le territoire national depuis le mois de juin s’élève désormais à cent quinze.

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