Monde
La justice iranienne met en scène les interrogatoires de manifestants
_**Le chef du pouvoir judiciaire a personnellement conduit des auditions filmées et diffusées par la télévision publique, une pratique dénoncée par les organisations de défense des droits humains comme une tentative d’intimidation.**_
Les autorités iraniennes ont procédé à la diffusion télévisée d’interrogatoires de personnes arrêtées lors des récentes mobilisations. Ces séquences, où les individus présentés reconnaissent les actes qui leur sont imputés, sont orchestrées par le chef du pouvoir judiciaire lui-même, Gholamhossein Mohseni Ejeï. Les défenseurs des droits humains s’inquiètent de la nature coercitive de ces procédés, destinés selon eux à instiller la crainte au sein de la population.
Lors d’une visite dans un centre de détention de la capitale, le magistrat a supervisé des auditions en présence d’autres hauts responsables. Les images montrent des détenus, dont le visage est parfois masqué, répondant aux questions dans un cadre officiel décoré de portraits des figures fondatrices de la République islamique. Une femme, par exemple, déclare avoir lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, exprimant des regrets dans une voix altérée par l’émotion.
Ces diffusions interviennent dans un contexte marqué par une répression d’ampleur. Selon plusieurs sources, des milliers de personnes ont été interpellées depuis le début du mouvement de protestation. Le pouvoir judiciaire a annoncé son intention d’organiser des procès publics dans des délais rapides pour les personnes arrêtées.
Les vidéos présentent divers cas. On y voit notamment deux jeunes filles affirmant avoir été rémunérées pour participer aux rassemblements, ou une autre femme reconnaissant avoir contacté des personnalités étrangères hostiles au régime. Aucun élément matériel corroborant ces déclarations n’est évoqué par les enquêteurs au cours des interrogatoires filmés.
La personnalité de Gholamhossein Mohseni Ejeï, ancien ministre du Renseignement et figure ultraconservaire sous le coup de sanctions internationales, focalise les critiques. Des observateurs internationaux le décrivent comme un acteur clé de l’appareil sécuritaire, régulièrement accusé de violations des droits fondamentaux. Lors de sa récente visite en prison, il a justifié la célérité judiciaire en évoquant la gravité des faits reprochés, selon ses termes. Cette médiatisation des aveux, antérieure à tout jugement, est perçue par ses détracteurs comme une négation des principes élémentaires du droit, notamment la présomption d’innocence.
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