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La droite en position de force à la veille du scrutin présidentiel costaricien

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_**Les électeurs se rendront aux urnes dimanche dans un contexte marqué par la prééminence de la candidate du pouvoir, qui mise sur une approche sécuritaire inspirée du modèle salvadorien, face à une offre politique diversifiée.**_

Laura Fernández, candidate de la coalition au pouvoir, apparaît comme la grande favorite du scrutin présidentiel de dimanche. Cette politologue de 39 ans, ancienne ministre du président sortant Rodrigo Chaves, axe sa campagne sur la lutte contre la criminalité, s’inspirant ouvertement des méthodes du président salvadorien Nayib Bukele. Elle promet notamment la construction d’un établissement pénitentiaire de haute sécurité et un renforcement des peines, suscitant des débats sur l’équilibre entre sécurité et libertés publiques. Les derniers sondages lui accordent une avance confortable, la plaçant en mesure de possibly éviter un second tour si elle franchit le seuil de quarante pour cent des suffrages.

La course pour la seconde place, et donc une qualification probable pour un éventuel deuxième tour en avril, reste ouverte. Deux figures se détachent dans les intentions de vote. Álvaro Ramos, économiste social-démocrate de 42 ans et candidat du traditionnel Parti de libération nationale (PLN), met en avant son parcours académique brillant et son expérience institutionnelle, tout en faisant de son handicap auditif un symbole de résilience. De son côté, Claudia Dobles, architecte de 45 ans et ancienne Première dame, représente la coalition Agenda Ciudadana. Elle incarne un profil renouvelé, portant un projet centré sur les questions d’urbanisme et de mobilité, hérité de son passage au gouvernement aux côtés de son époux, l’ancien président Carlos Alvarado.

Au-delà de ce trio, le paysage électoral compte une vingtaine de candidats, reflétant une certaine fragmentation politique. Parmi eux, Fabricio Alvarado, journaliste évangélique et figure des conservateurs sociaux, tente un nouveau retour après deux échecs précédents. À gauche, le député Ariel Robles cherche à percer avec un programme axé sur la justice sociale et environnementale. Enfin, la présence de José Aguilar, sociologue et parent par alliance de Nayib Bukele, illustre l’influence du modèle sécuritaire salvadorien dans le débat public, même si ce candidat affiche une certaine distance avec son illustre beau-frère.

L’enjeu sécuritaire, dans un pays confronté à une montée des violences liées au narcotrafic, domine la campagne. Cette préoccupation semble profiter à la candidate du pouvoir, dont le discours ferme résonne auprès d’une partie de l’électorat. Toutefois, avec près d’un tiers des votants encore indécis, l’issue du premier tour n’est pas totalement écrite. Le scrutin de dimanche dessinera les contours d’un possible second tour ou, à l’inverse, pourrait consacrer dès maintenant la victoire de la continuité politique.

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