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La disparition du Guide suprême plonge le Moyen-Orient dans une escalade militaire

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La mort d’Ali Khamenei, confirmée après des frappes aériennes, déclenche une période de deuil national en Iran et des menaces croisées entre Téhéran et Washington, dans un contexte de violences régionales exacerbées.

L’Iran a entamé ce dimanche une période de deuil officiel de quarante jours, suite à la disparition de son Guide suprême, Ali Khamenei. Sa mort, survenue lors d’une attaque conjointe américano-israélienne, a été annoncée par le président américain Donald Trump avant d’être confirmée par les médias d’État iraniens. Cette annonce intervient dans un climat de tensions extrêmes, alors que des frappes se poursuivent de part et d’autre.

Des rassemblements spontanés ont eu lieu dans plusieurs villes iraniennes, notamment à Téhéran et Chiraz, où des manifestants ont scandé des slogans hostiles aux États-Unis et à Israël. Les autorités ont appelé à l’unité nationale, tandis qu’un comité temporaire, incluant le président Massoud Pezeshkian, a été désigné pour assurer l’intérim du pouvoir. Les Gardiens de la Révolution ont promis une réponse militaire d’une ampleur inédite contre les deux pays qu’ils tiennent pour responsables.

La réaction de Washington ne s’est pas fait attendre. Depuis sa résidence en Floride, Donald Trump a mis en garde Téhéran contre toute nouvelle riposte, menaçant d’employer une force « sans précédent ». Il a justifié l’opération, menée sans l’aval du Congrès, par la nécessité de contrer des menaces « imminentes » liées au programme nucléaire et balistique iranien. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a pour sa part évoqué une « menace existentielle » justifiant une campagne qui, selon lui, se prolongera « aussi longtemps que nécessaire ».

Sur le terrain, les hostilités se sont intensifiées. L’armée iranienne a mené des attaques contre des positions israéliennes et américaines, y compris dans le Golfe et le Kurdistan irakien. Des projectiles ont également touché plusieurs capitales du Golfe, dont Riyad, Abou Dhabi et Manama, faisant des victimes civiles selon les premiers bilans. Les autorités saoudiennes, qataries et émiraties ont affirmé avoir intercepté une partie de ces tirs.

Outre le Guide suprême, les frappes auraient causé la mort de plusieurs hauts responsables militaires et politiques iraniens, dont des membres de la famille de Khamenei. Le Croissant-Rouge iranien fait état de plus de deux cents morts sur le territoire national, un bilan qui ne peut être vérifié de source indépendante. La communauté internationale, par la voix du secrétaire général des Nations unies, s’est dite profondément préoccupée par le risque d’une spirale incontrôlable dans cette région déjà instable.

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