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Politique

La disparition de Dominique Bucchini, pilier de la vie politique corse

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L’ancien président de l’Assemblée de Corse et figure historique du Parti communiste français s’est éteint à l’âge de 82 ans. La classe politique salue unanimement l’engagement et l’héritage de cet homme qui a marqué un demi-siècle de vie publique insulaire.

Dominique Bucchini s’est éteint dans sa ville natale de Sartène, où il avait vu le jour en janvier 1943. Sa carrière politique, entièrement dédiée à la Corse, a débuté par un engagement précoce au sein du Parti communiste. Professeur de formation, il a conduit les destinées de Sartène en tant que maire pendant près d’un quart de siècle, de 1977 à 2001.

Son parcours l’a ensuite conduit sur la scène européenne, où il a siégé comme député au Parlement de Strasbourg au début des années 1980. L’apogée de son action institutionnelle fut sans doute son élection à la présidence de l’Assemblée de Corse en 2010, fonction qu’il a occupée pendant cinq ans. À ce poste, il a présidé aux délibérations de l’organe délibérant de la collectivité, exerçant un contrôle sur l’exécutif et participant à l’adoption du budget.

Les hommages se sont multipliés à l’annonce de son décès, transcendant les clivages partisans. Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, a salué un « militant infatigable » et une « figure majeure de l’histoire contemporaine de l’île ». Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, a pour sa part rendu hommage à « son amour pour la Corse, pour la République » et à « une droiture à toute épreuve ».

Au-delà de son ancrage communiste, l’action de Dominique Bucchini est également retenue pour son combat précurseur contre les violences et son soutien à la co-officialité de la langue corse, comme l’a rappelé la présidente actuelle de l’Assemblée, Marie-Antoinette Maupertuis. Le sénateur Jean-Jacques Panunzi a, quant à lui, souligné la constance et le courage des positions prises par celui qui a traversé cinquante ans d’histoire politique insulaire. Sa disparition marque la fin d’une époque pour la vie publique corse.

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