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La diplomatie américaine à l’épreuve du Caucase

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Le vice-président américain JD Vance a achevé une tournée diplomatique en Arménie et en Azerbaïdjan, marquée par la volonté de Washington de pérenniser un accord de paix fragile et de développer des partenariats stratégiques dans la région.

Le déplacement du numéro deux de l’exécutif américain s’inscrit dans le prolongement de la médiation engagée l’an dernier par l’administration Trump, ayant abouti à la signature d’un accord entre Erevan et Bakou. Cette visite visait à conforter les bases de cette entente et à promouvoir un projet d’infrastructure majeur, le corridor de transit TRIPP, destiné à relier l’Azerbaïdjan à son exclave du Nakhitchevan via le territoire arménien.

La séquence a été émaillée d’un incident de communication. Un message publié sur le compte officiel de la vice-présidence, évoquant un hommage au mémorial du génocide arménien, a été rapidement retiré. L’entourage de M. Vance a imputé cette publication à une erreur interne. Cette question historique reste un sujet de discorde régional, la Turquie contestant la qualification de génocide pour les événements de 1915-1916.

À Bakou, JD Vance s’est entretenu avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev. Les deux hommes ont signé un accord de partenariat stratégique, qualifié par le vice-président américain de gage de durabilité dans les relations bilatérales. Cet accord prévoit un renforcement de la coopération, notamment dans le domaine de la sécurité maritime et de la lutte contre le terrorisme. M. Aliev a salué une nouvelle étape dans la relation, incluant des ventes d’équipements de défense.

La question des détenus arméniens en Azerbaïdjan figurait à l’agenda des discussions. Peu avant la visite, un tribunal militaire de Bakou a prononcé de lourdes condamnations, dont des peines de prison à perpétuité, à l’encontre d’anciens dirigeants séparatistes. Des organisations de défense des droits de l’homme et des réfugiés avaient appelé M. Vance à intervenir en faveur de leur libération.

Cette diplomatie active intervient après des décennies de conflit entre les deux nations du Caucase du Sud, principalement centré sur la région du Karabakh. Le territoire, repris par l’Azerbaïdjan à l’automne 2023 après une offensive militaire, avait été au cœur de deux guerres depuis la dissolution de l’Union soviétique. Pour les autorités azerbaïdjanaises, le projet de corridor TRIPP représente un vecteur de pacification et de développement économique régional.

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