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La défense des victimes de l’incendie de Crans-Montana exige le retrait des procureurs

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_**La procédure judiciaire concernant l’incendie meurtrier du bar Le Constellation connaît une tension inédite. L’un des conseils des parties civiles réclame officiellement le dessaisissement de l’ensemble du parquet valaisan, dénonçant des dysfonctionnements majeurs dans la conduite de l’enquête.**_

Une requête en récusation a été déposée contre les magistrats du ministère public chargés du dossier. Cette démarche, formalisée dans un mémoire de vingt-et-une pages, vise à leur retirer la gestion des investigations. L’avocat à l’origine de cette initiative estime que l’examen du dossier révèle une série de manquements graves et d’erreurs sans précédent, qualifiant la gestion de l’affaire de chaotique.

Le document souligne notamment l’absence de mesures pour prévenir tout risque de collusion. Il rappelle que les deux gérants du bar, mis en cause, bénéficient actuellement d’une liberté sans restriction, aucune interdiction de contact ne leur ayant été notifiée. Cette situation est présentée comme préjudiciable à la sérénité de l’instruction.

Parmi les griefs énumérés figure le délai jugé excessif dans la mise en œuvre d’actes d’enquête cruciaux. Les perquisitions, notamment au sein de la mairie de Crans-Montana, n’auraient pas été effectuées en temps utile, selon la requête. La saisie des téléphones portables des gérants n’est intervenue que plus d’une semaine après les faits, un retard susceptible, selon la défense civile, d’avoir compromis la conservation de preuves numériques déterminantes, telles que des échanges sur messagerie.

La question des autopsies est également soulevée. Le mémoire déplore que les examens médico-légaux des corps des victimes n’aient pas été réalisés dans des délais appropriés, soulignant qu’à une date récente, seules deux autopsies judiciaires avaient été ordonnées à la demande expresse des conseils des familles.

Enfin, la communication du parquet est vivement critiquée. L’avocat reproche à l’institution de transmettre des éléments de l’enquête de manière disparate aux différentes parties, voire de conserver certaines informations à l’écart du dossier partagé. Cette opacité est présentée comme un obstacle supplémentaire à l’établissement de la vérité judiciaire.

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