Économie
La colère des champs gagne à nouveau la capitale
Pour la deuxième fois en quelques jours, des centaines d’engins agricoles ont convergé vers Paris aux premières heures. Les principales organisations professionnelles réclament des décisions rapides du gouvernement pour préserver la souveraineté alimentaire du pays.
Un convoi d’une quinzaine de tracteurs a pénétré dans l’agglomération parisienne peu avant six heures du matin, ouvrant la voie à un mouvement d’ampleur. Sous escorte policière, les véhicules arborant les banderoles des syndicats majoritaires ont emprunté les grands axes en direction de l’ouest de la capitale. Leurs klaxons ont retenti sur l’avenue Foch puis sur les Champs-Élysées, selon un itinéraire préalablement validé par les autorités.
Les manifestants entendent poursuivre leur action jusqu’au quai d’Orsay, certains étant équipés pour un séjour prolongé. Les slogans visibles sur les machines rappellent l’inquiétude fondamentale du secteur. « Pas de pays sans paysan », pouvait-on lire sur l’un des panneaux, résumant le sentiment d’urgence qui anime les protestataires.
Les agriculteurs présents décrivent une situation économique devenue intenable. Un céréalier de l’Eure évoque une accumulation de difficultés, depuis la crise sanitaire touchant le bétail jusqu’à la flambée du prix des intrants. La perspective imminente de la signature de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur cristallise les craintes. Pour un éleveur des Yvelines, la priorité doit être donnée à la sécurisation du marché intérieur face à des importations qui, selon lui, ne respectent pas les mêmes standards de production.
Cette nouvelle démonstration de force, organisée par les instances régionales du bassin parisien, fait suite à plusieurs actions menées ces derniers jours dans différents points du territoire. Des opérations de contrôle de camions frigorifiques ont notamment été conduites au port du Havre, premier port commercial français. Des rassemblements ou des blocages ont également eu lieu à Bayonne, La Rochelle ou encore devant plusieurs préfectures en région.
Le mouvement, né en décembre sur des questions sanitaires, a pris une dimension nationale et sectorielle plus large. La ministre de l’Agriculture a reconnu lundi la légitimité des préoccupations exprimées, après avoir annoncé la veille un train de mesures ciblées. Ces annonces n’ont pour l’instant pas apaisé la détermination des professionnels.
La contestation dépasse les frontières hexagonales, avec des manifestations récentes en Italie, en Pologne ou en Irlande. L’issue du processus de ratification du traité avec le Mercosur, qui doit encore être soumis au vote du Parlement européen, reste incertaine. Les organisations agricoles prévoient d’ores et déjà un rassemblement à Strasbourg le 20 janvier prochain.
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