Monde
La Birmanie aux urnes, un scrutin sous contrôle militaire
Le pays organise la deuxième phase d’élections législatives, un processus décrié par la communauté internationale et boycotté par une large partie de l’opposition, toujours muselée.
Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche pour la deuxième étape du scrutin législatif en Birmanie. Ce processus électoral, étalé sur plusieurs semaines et dont la conclusion est prévue pour la fin du mois de janvier, est présenté par les autorités en place comme une étape vers un retour à un ordre constitutionnel. Cependant, ce cadre est largement rejeté par les chancelleries occidentales, qui y voient une manœuvre destinée à pérenniser le régime issu du putsch de février 2021.
Le pays vit sous la coupe de l’armée depuis son indépendance, à l’exception d’une brève période de transition démocratique entre 2011 et 2021. Le renversement du gouvernement civil il y a cinq ans a replongé la nation dans un conflit interne généralisé et conduit à l’incarcération de l’ancienne cheffe de gouvernement Aung San Suu Kyi, dont le parti a depuis été dissous. Le vote se déroule dans un contexte de forte répression des voix discordantes et d’absence des principales formations d’opposition.
Les observateurs internationaux et de nombreuses capitales ont condamné à l’avance la validité de ce scrutin. La première phase, organisée fin décembre, a été marquée par une participation en net retrait par rapport aux élections de 2020 et a consacré la large victoire du Parti de l’union, de la solidarité et du développement, considéré comme l’émanation civile de la junte. Par ailleurs, de vastes régions du territoire, en proie à des combats entre forces armées et groupes de résistance ethniques, sont exclues du processus.
Les analystes estiment que l’objectif des généraux est double. Il s’agit à la fois de tenter de conférer une apparence de légitimité à leur administration et de créer les conditions d’une normalisation diplomatique et économique. Cette stratégie vise également à affaiblir l’élan des mouvements insurgés qui contestent leur autorité sur le terrain. Le chef de la junte, le général Min Aung Hlaing, a laissé entendre qu’il pourrait briguer la fonction de président une fois le nouveau Parlement constitué, tout en affirmant que le vote se déroulait de manière régulière.
Sur le terrain, le scepticisme domine parmi une partie de la population. Des habitants de Rangoun, sous couvert d’anonymat, expriment leur désintérêt pour une consultation qu’ils jugent sans issue et incapable de mettre un terme à leurs difficultés quotidiennes. Le conflit, qui oppose l’armée à un patchwork de milices ethniques et de groupes de défense civils, continue de faire rage, rendant toute perspective de stabilité lointaine.
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