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« Je ne l’ai jamais frappée » : Cédric Jubillar clame son innocence devant la cour d’assises

L’accusé, jugé pour le meurtre de son épouse Delphine, a affirmé devant les jurés n’avoir jamais commis de violences physiques à son encontre, tout en reconnaissant un tempérament impulsif et des propos vulgaires.
Cédric Jubillar a fermement nié vendredi toute implication dans la disparition de son épouse, déclarant aux jurés de la cour d’assises du Tarn qu’il conservait à son égard un amour inaltérable. L’homme de 38 ans, qui comparaît depuis le 22 septembre, a insisté sur le fait qu’il n’avait jamais porté la main sur Delphine Jubillar, tout en reconnaissant certains comportements conflictuels au sein du couple.
Face à la présidente de la cour, l’accusé a répondu avec concision aux questions portant sur les circonstances entourant la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Vêtu d’un pull gris, il a décrit sa nature impulsive tout en soulignant l’absence de passages à l’acte violent envers son épouse. Ses déclarations ont alterné entre des affirmations catégoriques et des souvenirs qu’il dit imprécis concernant certains épisodes de leur vie commune.
L’interrogatoire a permis d’évoquer la dégradation progressive des relations conjugales, marquée par des échanges tendus et la décision de Delphine de mettre un terme à leur union. L’accusé a reconnu avoir employé un langage vulgaire à son encontre, qualifiant cette attitude de trait de caractère persistant. Il a cependant souligné avoir accepté la séparation, malgré sa réticence personnelle.
Plus tôt dans la journée, un psychologue avait exposé devant la cour les fragilités psychologiques susceptibles d’avoir affecté l’accusé durant cette période. L’expert a évoqué la possibilité d’un sentiment d’humiliation lié au départ de son épouse, pouvant réactiver des traumatismes anciens remontant à une enfance marquée par l’instabilité. Ces éléments ont été présentés comme des hypothèses explicatives potentielles, sans constituer des affirmations définitives.
La défense a tenu à rappeler le caractère spéculatif de ces analyses, insistant sur l’absence de preuve quant à un éventuel passage à l’acte. L’audience se poursuivra lundi avec la suite de l’interrogatoire de l’accusé, alors que le verdict est attendu pour le 17 octobre.

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