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Israël intensifie ses opérations militaires au Liban malgré l’accord de cessation des hostilités

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Les forces israéliennes ont procédé à de nouvelles frappes aériennes dans le sud et l’est du territoire libanais, ciblant des positions attribuées au Hezbollah et au Hamas. Ces actions interviennent dans un contexte de tensions persistantes malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis l’automne 2024.

L’armée israélienne a mené une série d’attaques ce lundi contre plusieurs localités libanaises. Les frappes ont visé des infrastructures dans quatre villages, après que des ordres d’évacuation ont été diffusés aux populations civiles par le biais des canaux officiels de communication. Par la suite, d’autres opérations ont été conduites sans préavis dans les zones de Saksakiyeh et Sarafand, selon les informations rapportées par les médias publics libanais.

Ces interventions s’inscrivent dans la continuité des opérations régulièrement menées par Israël au Liban, justifiées par la poursuite des activités de groupes armés considérés comme des menaces. Les autorités israéliennes affirment que leurs cibles sont principalement les éléments du Hezbollah, ainsi que, dans une moindre mesure, des membres du Hamas présents sur le sol libanais. Les deux organisations sont des alliés régionaux de l’Iran.

En amont des frappes, des messages émanant du porte-parole militaire israélien en langue arabe ont identifié les villages de Kfar Hatta, Anane, Al-Manara et Ain al-Tiné comme des zones d’opérations imminentes. L’agence de presse officielle libanaise a indiqué qu’un bâtiment touché à Al-Manara était lié à un cadre du Hamas, déjà éliminé lors d’une précédente action israélienne. Sur le terrain, des observateurs ont constaté le départ précipité de dizaines de familles de Kfar Hatta, tandis que des drones sillonnaient le ciel de la région.

Face à l’escalade des pressions, notamment de la part des États-Unis, et à l’intensification des bombardements, le gouvernement libanais s’est engagé à un processus de désarmement du Hezbollah. L’armée nationale a pris l’engagement de démanteler, d’ici la fin de l’année 2025, les dispositifs militaires du mouvement situés entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, une zone située à une trentaine de kilomètres au nord. Les localités frappées ce lundi se trouvent précisément au nord de ce cours d’eau.

Le contexte sécuritaire doit faire l’objet d’un examen approfondi lors d’une réunion gouvernementale prévue jeudi à Beyrouth, où l’état-major présentera une évaluation de la situation. Par ailleurs, le comité international chargé de surveiller le cessez-le-feu, qui réunit le Liban, Israël, les États-Unis, la France et les Nations unies, doit se réunir mercredi.

Les autorités israéliennes, par la voix de leur ministre des Affaires étrangères, ont salué les initiatives libanaises tout en jugeant les mesures prises jusqu’à présent insuffisantes. Depuis l’entrée en vigueur de la trêve, le bilan humain des frappes israéliennes au Liban s’élève à plusieurs centaines de victimes, selon un décompte établi à partir des données du ministère libanais de la Santé.

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