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Israël frappe des cadres du Hamas en territoire qatari

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Pour la première fois, l’État hébreu a ciblé des représentants du mouvement islamiste au Qatar, suscitant une vive réprobation internationale et des craintes pour le processus diplomatique en cours.

Des frappes aériennes israéliennes ont visé mardi des membres éminents du Hamas dans la capitale qatarie, Doha. Selon les premières informations, l’opération aurait causé plusieurs victimes sans toutefois atteindre les négociateurs palestiniens qui participaient à des discussions sur une trêve dans la bande de Gaza. Les autorités qataries ont immédiatement démenti avoir été informées au préalable de cette action militaire, précisant qu’elles avaient été alertées par Washington au moment même où les explosions retentissaient.

L’administration américaine a exprimé son désaccord face à cette initiative, soulignant que si l’élimination du Hamas restait un objectif légitime, le choix du timing et du lieu compliquait les efforts diplomatiques en cours. La Maison Blanche a indiqué que le président Trump avait été notifié par l’armée américaine et se montrait préoccupé par les conséquences potentielles sur le processus de paix.

Le Premier ministre israélien a justifié cette opération en réaction à un attentat survenu la veille à Jérusalem-Est, revendiqué par le Hamas et ayant coûté la vie à six personnes. Benjamin Netanyahu a affirmé avoir ordonné cette frappe après avoir identifié une « opportunité opérationnelle » contre la direction du mouvement islamiste. L’armée israélienne a confirmé avoir mené une attaque ciblée contre des responsables du Hamas qualifiés de « terroristes ».

De son côté, le mouvement palestinien a dénoncé une manœuvre destinée à torpiller les négociations, affirmant que ses représentants discutaient justement de la proposition de cessez-le-feu avancée par Donald Trump. Le Hamas a réitéré ses conditions pour un arrêt des hostilités, incluant le retrait israélien complet de Gaza et un échange de prisonniers, des exigences jusqu’ici rejetées par Tel-Aviv.

La communauté internationale a majoritairement condamné cette escalade. Plusieurs capitales arabes, ainsi que la Turquie et la France, ont appelé au respect des canaux diplomatiques. Le secrétaire général des Nations Unies a exhorté toutes les parties à privilégier la voie de la négociation. Les familles des otages still détenus à Gaza ont pour leur part fait part de leur inquiétude quant aux répercussions de cette frappe sur le sort de leurs proches.

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