Monde
Incendie à la COP30 de Belém, les négociations climatiques suspendues
Un départ de feu a contraint à l’évacuation du site de la conférence onusienne, perturbant gravement les ultimes pourparlers sur le financement et les énergies fossiles.
Un incendie s’est déclaré jeudi après-midi au cœur du site temporaire de la COP30 à Belém, au Brésil, entraînant la fermeture du parc des expositions et l’interruption des négociations climatiques en phase décisive. Les délégués des 194 pays présents ont dû évacuer les lieux dans un certain désordre, privant la présidence brésilienne de précieuses heures de discussion à moins de vingt-quatre heures de la clôture prévue du sommet.
Le sinistre a pris naissance vers 14 heures locales au sein des vastes tentes climatisées du Parque da Cidade, où sont installés les pavillons nationaux. Des flammes ont rapidement consumé une partie de la toiture, tandis qu’une épaisse fumée se propageait dans plusieurs zones. Les équipes de sécurité, puis les pompiers, sont intervenus pour maîtriser le foyer en quelques minutes. Selon les autorités sanitaires, dix-neuf personnes ont été prises en charge pour des inhalations de fumées et deux autres pour des crises d’anxiété.
Aucune alarme incendie ne s’est déclenchée, rendant l’évacuation d’autant plus difficile. Le site n’a pu rouvrir qu’en soirée, après l’inspection des services de secours. Les travaux de la conférence, déjà en retard sur le calendrier initial, ne reprendront pleinement que vendredi matin, compliquant davantage l’adoption d’un accord final.
Cet incident s’ajoute à une série de perturbations qui ont marqué cette COP30, après l’intrusion de manifestants autochtones et le blocage d’une entrée principale plus tôt dans la semaine. Plusieurs participants avaient signalé ces derniers jours des dysfonctionnements techniques, notamment des problèmes de câblage électrique et des infiltrations d’eau lors des fortes pluies tropicales.
La suspension des négociations intervient à un moment crucial, alors que les discussions butent toujours sur la question épineuse des énergies fossiles. Plusieurs pays, dont la Chine, l’Arabie saoudite et la Russie, s’opposent à l’idée d’une feuille de route accélérant la sortie du pétrole, du charbon et du gaz. Le projet d’accord soumis jeudi par la présidence brésilienne ne contenait d’ailleurs aucune mention explicite sur ce point.
Malgré les assurances des autorités brésiliennes, qui estiment qu’un tel incident aurait pu survenir n’importe où dans le monde, l’événement renforce le sentiment d’urgence et de frustration parmi les délégations. Nombre d’entre elles craignent que ce contretemps ne compromette les chances d’aboutir à un consensus ambitieux en faveur de l’action climatique.
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