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Économie

Faure justifie la voie du compromis budgétaire face aux critiques

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Le premier secrétaire du Parti socialiste a défendu la stratégie de négociation avec le gouvernement, tout en fustigeant les formations qui, selon lui, ont refusé le dialogue et rendu inévitable le recours à l’article 49.3.

Olivier Faure a présenté mardi soir une défense argumentée de la ligne adoptée par son parti lors des discussions sur le projet de loi de finances. Face à une assemblée sans majorité absolue, les socialistes ont, selon leur dirigeant, fait le choix de s’engager dans la recherche d’un accord, une démarche qu’il oppose aux « postures faciles » de la simple opposition. Il a estimé que cette approche était nécessaire pour défendre concrètement les intérêts des classes populaires et moyennes.

Le chef de file des députés socialistes a toutefois exprimé des regrets quant au dénouement des débats. Il a rappelé avoir initialement obtenu du gouvernement la promesse de ne pas utiliser l’article 49.3, un engagement finalement non tenu. Selon lui, cette issue a été précipitée par le refus de plusieurs groupes parlementaires, tant à droite qu’à gauche, de s’engager dans un dialogue constructif. Il a pointé du doigt ceux qui, selon ses termes, se sont cantonnés à la critique sans proposer d’alternative, contribuant ainsi à l’impasse.

Sans nommer explicitement La France insoumise, Olivier Faure a vivement critiqué les positions qu’il juge contradictoires, fustigeant ceux qui réclament à la fois un renforcement du Parlement et refusent le débat en son sein. Il a également visé ses partenaires écologistes et communistes, leur reprochant d’avoir campé sur des positions « identitaires » et d’avoir ainsi favorisé le passage en force du budget.

Conscient que le texte adopté ne correspond pas à un programme socialiste, le premier secrétaire a néanmoins voulu marquer la singularité de sa formation. Il a insisté sur la nécessité pour la gauche de prouver sa capacité à agir et à rechercher des solutions, plutôt que de se contenter d’une opposition stérile. Cette logique de responsabilité semble guider sa vision pour l’avenir, alors qu’il appelle de ses vœux une union plus solide des forces de gauche, présentée comme la condition indispensable à toute victoire future.

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