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Des milliers de manifestants à Madrid contre l’intervention américaine au Venezuela

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_**La mobilisation, organisée devant l’ambassade des États-Unis, traduit une vive opposition à l’opération militaire ayant conduit à la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro.**_

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce dimanche devant la représentation diplomatique américaine à Madrid. Les protestataires ont exprimé leur rejet de l’action militaire conduite par Washington, qualifiée d’ingérence inacceptable par les organisateurs. La foule, nombreuse et déterminée, a occupé les abords de l’ambassade située en centre-ville, dans un climat de forte tension politique.

Les slogans et les banderoles déployées dénonçaient une forme d’impérialisme. Une illustration représentant l’ancien président américain Donald Trump s’appropriant des ressources pétrolières a été particulièrement visible, accompagnée d’inscriptions vigoureuses contre cette intervention. Parmi les drapeaux vénézuéliens, les emblèmes de formations politiques espagnoles de gauche radicale, telles que Podemos ou le Parti communiste, ont également été brandis.

Cette manifestation intervient au lendemain de l’opération au cours de laquelle Nicolas Maduro a été interpellé puis transféré vers le territoire américain. L’ancien chef de l’État vénézuélien est actuellement détenu dans un établissement pénitentiaire de New York, dans l’attente de procédures judiciaires le concernant. Les autorités américaines ont justifié cette action par des accusations liées à des activités criminelles transnationales.

Le gouvernement américain a par ailleurs indiqué son intention de jouer un rôle central dans la période de transition qui s’ouvre au Venezuela, évoquant notamment la gestion des importantes réserves d’hydrocarbures du pays. Cette perspective a suscité de vives réactions sur la scène internationale.

En Espagne, le Premier ministre Pedro Sánchez a réitéré sa position critique à l’égard de cette intervention. Dans un communiqué diffusé samedi, puis dans une lettre adressée à son parti ce dimanche, le dirigeant socialiste a condamné une violation du droit international. Il a estimé que cette initiative risquait d’instaurer une période d’instabilité et de tensions accrues dans la région, plaidant pour une résolution pacifique et dialoguée de la crise.

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