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Des mairies françaises pavoisent aux couleurs palestiniennes en dépit des consignes gouvernementales

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Malgré les mises en garde répétées du ministère de l’Intérieur, plusieurs municipalités ont arboré le drapeau palestinien ce lundi, coïncidant avec l’annonce officielle par la France de la reconnaissance de l’État de Palestine à l’ONU.

L’initiative, lancée par des élus de gauche, a trouvé un écho dans près d’une centaine de communes. Dès le matin, la bannière palestinienne flottait au fronton de l’hôtel de ville de Nantes, comme l’a indiqué sa maire Johanna Rolland sur les réseaux sociaux. Elle a salué une « décision historique de la République Française », tout en précisant que ce geste symbolique ne serait que temporaire.

Même scène à Saint-Denis, où Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a assisté à la levée des couleurs vers 9h40. Le maire Mathieu Hanotin a souligné le caractère ponctuel de cette démonstration, liée exclusivement à l’annonce présidentielle. À Stains, le maire Azzédine Taïbi a fait de même, accompagnant le drapeau palestinien de celui des Nations unies et d’un étendard de la paix.

D’autres villes de banlieue parisienne, telles que Nanterre, Bagneux ou Ivry-sur-Seine, ont emboîté le pas. Certaines municipalités, comme Malakoff, avaient même anticipé le mouvement dès vendredi, défiant une injonction du tribunal administratif obtenue par la préfecture.

En réaction, le ministère de l’Intérieur a rappelé le principe de neutralité des services publics. Le secrétaire général du ministère, Hugues Moutouh, avait insisté dès samedi sur l’obligation de ne pas pavoiser les bâtiments publics. Cette position a conduit certaines mairies, comme celle de Lille, à retirer le drapeau après le départ d’une délégation jumelée, conformément aux demandes préfectorales.

Interrogé sur ces tensions, l’ancien ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a qualifié ces débats de « polémiques futiles », appelant à l’unité nationale en ce jour qu’il a jugé historique pour la paix. Le gouvernement, quant à lui, maintient sa ligne en invoquant le respect de la neutralité républicaine.

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