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Des frappes américaines ciblent Caracas, le sort de Maduro en suspens

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Les forces armées des États-Unis ont mené une opération aérienne d’envergure contre des sites militaires vénézuéliens dans la nuit de vendredi à samedi. Le président Donald Trump affirme avoir fait arrêter et exfiltrer son homologue Nicolas Maduro, dont la localisation reste inconnue.

Une série de frappes a été conduite par l’aviation américaine en territoire vénézuélien, principalement dans la région de la capitale. Les premières déflagrations ont retenti peu avant deux heures du matin, heure locale, pour se prolonger durant plus d’une heure. Des images circulant en ligne ont montré des projectiles traversant le ciel nocturne avant de toucher le sol, tandis que la présence d’hélicoptères était également signalée au-dessus de Caracas. Un élu américain a indiqué en milieu de matinée que l’intervention militaire était terminée.

Les cibles visées incluent le complexe militaire de Fuerte Tiuna, le plus important du pays, qui héberge le ministère de la Défense et une académie militaire. Cette vaste enceinte comprend également des zones d’habitation pour les familles des personnels. Sur place, des véhicules militaires stationnés présentaient des impacts d’armes légères. De nombreux civils ont été observés quittant les lieux au petit matin avec des effets personnels. D’autres explosions ont touché les abords de la base aérienne de La Carlota, dans l’est de la capitale, où un véhicule blindé et un autobus ont été détruits par les flammes. Des frappes ont aussi été rapportées près de l’aéroport international de Maiquetía, ainsi que dans les régions de Maracay et de Higuerote.

Le ministre de la Défense vénézuélien a dénoncé des tirs de missiles et de roquettes depuis des hélicoptères de combat américains, affirmant que des zones résidentielles civiles avaient été atteintes. Les autorités locales ont indiqué qu’elles évaluaient encore le nombre de victimes, sans fournir de bilan précis dans l’immédiat.

La situation politique est marquée par l’annonce de Donald Trump, qui a déclaré sur les réseaux sociaux que Nicolas Maduro et son épouse avaient été appréhendés et évacués du Venezuela. Aucun détail n’a filtré sur les circonstances de cette opération présumée. La vice-présidente vénézuélienne a exigé une preuve de l’état du couple présidentiel, dont la résidence exacte était tenue secrète ces derniers mois. Moscou, principal allié de Caracas, a demandé des clarifications urgentes sur le sort du dirigeant.

Sur le plan diplomatique, la Russie a condamné fermement ce qu’elle qualifie d’acte d’agression, rejetant les justifications avancées par Washington. L’Iran, autre soutien du gouvernement de Caracas, a dénoncé une violation de la souveraineté nationale. L’Union européenne, par la voix de sa chef de la diplomatie, a appelé à la retenue et au respect du droit international, tandis que l’Espagne s’est dite prête à faciliter une résolution pacifique de la crise. Le Venezuela a sollicité une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies.

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