Monde
Cessez-le-feu dans l’est de la RDC : un accord fragile après une rencontre inédite entre Tshisekedi et Kagame
Une rencontre secrète à Doha entre les présidents congolais et rwandais a abouti à une promesse de cessez-le-feu. Cependant, les détails restent flous, et les tensions persistent dans cette région en proie à des décennies de conflits.
Les contours d’un éventuel cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) demeurent incertains, malgré une rencontre inattendue entre les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Cette discussion, organisée sous médiation qatarie, s’est déroulée mardi à Doha dans un climat de discrétion totale. Les deux dirigeants, connus pour leurs relations tendues, ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un arrêt des hostilités immédiat et sans conditions. Cependant, les modalités concrètes de cet accord restent à définir dans les prochains jours.
Ces derniers mois, la situation dans l’est de la RDC s’est considérablement dégradée. Le groupe armé M23, soutenu selon des experts par l’armée rwandaise, a lancé une offensive majeure fin janvier, s’emparant rapidement des villes stratégiques de Goma et Bukavu. Cette escalade a exacerbé les tensions entre Kinshasa et Kigali, alimentant les craintes d’un embrasement régional. Alors que des négociations de paix prévues à Luanda sous l’égide de l’Union africaine (UA) n’ont pas eu lieu, la médiation qatarie a permis une rencontre directe entre les deux présidents.
Le Qatar, acteur diplomatique de plus en plus influent, joue un rôle clé dans cette initiative. Le pays a déjà été impliqué dans plusieurs crises internationales, notamment au Yémen et en Afghanistan. Cependant, sa proximité avec le Rwanda, illustrée par des investissements massifs comme la construction d’un hub aéroportuaire près de Kigali, suscite des réticences du côté congolais. Kinshasa craint que cette médiation ne soit biaisée en faveur de Kigali.
La feuille de route adoptée lors d’une réunion ministérielle à Harare prévoit un cessez-le-feu permanent dans les quatre prochains mois, avec le soutien des Casques bleus pour sécuriser les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cependant, l’histoire récente montre que les accords de paix dans cette région ont souvent été fragiles et rapidement violés. Déjà, une demi-douzaine de cessez-le-feu ont été signés puis rompus, laissant peu d’espoir pour une résolution durable du conflit.
L’est de la RDC, riche en ressources naturelles et frontalière du Rwanda, est en proie à des violences depuis trois décennies. Une multitude de groupes armés et des ingérences étrangères ont transformé cette région en un foyer d’instabilité chronique. Les récentes violences ont causé des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de personnes, selon les Nations unies et le gouvernement congolais. Dans ce contexte, la rencontre de Doha représente une lueur d’espoir, mais les défis restent immenses pour parvenir à une paix durable.
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