Planète
Brigitte Bardot, une vie dédiée à la défense des animaux
Devenue une militante infatigable après avoir quitté les plateaux de cinéma, l’icône des années soixante a voué sa seconde existence à un engagement sans faille pour la protection du monde animal.
L’annonce de son décès a suscité une vague d’hommages unanimes au sein des cercles de protection animale. Pour beaucoup, son nom reste indissociable d’un combat mené avec une détermination farouche pendant plus de cinq décennies. Elle affirmait elle-même que sa vie s’était scindée en deux parties distinctes, la seconde lui ayant apporté un sens profond, loin des projecteurs hollywoodiens.
Sa prise de conscience remonte au début des années soixante. Alors au sommet de sa carrière, elle découvre, bouleversée, des photographies révélant les conditions d’abattage dans certains abattoirs. Cette révélation marque un tournant décisif. Elle décide alors d’utiliser sa notoriété pour alerter l’opinion publique, dénonçant à la télévision des pratiques qu’elle jugeait archaïques et cruelles.
Son action a véritablement pris une dimension internationale en 1977, lorsqu’elle s’est rendue sur la banquise pour défendre les bébés phoques. L’image de l’ancienne star, serrant un blanchon contre elle en une d’un magazine, est devenue emblématique. Elle déclarera plus tard avoir tout appris de son engagement à travers cette bataille. Dès lors, elle est devenue la porte-voix d’une multitude d’espèces, des visons d’élevage aux grands cétacés.
Pour structurer son action, elle fonde en 1986 une organisation à son nom, y consacrant son temps et ses ressources. Cette fondation, née modestement dans sa propriété de Saint-Tropez, a grandi pour mener des campagnes contre la chasse à courre, l’expérimentation animale ou encore la corrida. Son militantisme ne s’est jamais limité à un seul front, embrassant toutes les causes liées à la souffrance animale.
Son mode d’action, souvent direct, mêlait interventions médiatiques, lettres ouvertes aux responsables politiques et participation à des manifestations. Elle n’hésitait pas à interpeller les plus hautes autorités de l’État, réclamant par exemple la création d’un secrétariat dédié à la condition animale. Son franc-parler, parfois controversé, lui a valu plusieurs condamnations judiciaires, mais n’a jamais entamé sa conviction.
Dans ses écrits les plus récents, elle continuait de fustiger l’élevage intensif, les zoos et les laboratoires, décrivant ces lieux comme des espaces de souffrance. Elle opposait à cette réalité ce qu’elle considérait comme la beauté authentique et sans fard du règne animal. Son héritage militant, salué par de nombreuses associations, demeure aujourd’hui une référence incontournable.
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