Nous rejoindre sur les réseaux

Politique

Bertrand Delanoë dresse un constat sévère sur l’état de la politique française

Article

le

L’ancien maire de Paris livre une critique acerbe et sans concession des principales forces politiques, de la gauche radicale à la droite, dans un entretien au Point.

Dans un entretien accordé au magazine Le Point, l’ancien édile socialiste de la capitale a exprimé une vision particulièrement critique de la scène politique nationale. Il a formulé des reproches appuyés à l’encontre de plusieurs formations et personnalités, estimant que le climat général est marqué par la division et le risque.

À gauche, il a vivement pris à partie le mouvement La France insoumise, qu’il considère comme un facteur de fracture sociale. Il a pointé une rhétorique qu’il juge dangereuse, susceptible selon lui d’entretenir l’ignorance sur des sujets complexes comme le conflit israélo-palestinien. Il a également réaffirmé que la lutte contre l’antisémitisme et le racisme devait demeurer indissociable. Concernant la gestion parisienne, il a salué les qualités de l’actuel maire, Emmanuel Grégoire, tout en insistant sur le refus nécessaire de toute alliance avec les Insoumis, même au second tour d’une élection.

Le regard de l’ancien premier magistrat de Paris s’est également porté vers la droite et l’extrême droite. Il a dénoncé un style politique qu’il associe à certaines figures, qualifié d’agressif et de clivant. Son analyse s’est faite plus sévère encore sur la question des rapports avec le Rassemblement national, qu’il présente comme une menace pour les fondements de la République. Il a estimé qu’une alliance entre la droite traditionnelle et ce parti reviendrait à abandonner l’héritage gaulliste et chiraquien. Il a attribué une part de responsabilité historique à l’ancien président Nicolas Sarkozy, l’accusant d’avoir, par ses discours passés, banalisé des idées xénophobes.

L’ancien maire n’a pas épargné le chef de l’État, Emmanuel Macron, exprimant une déception à l’égard de son second mandat, qu’il qualifie de gâchis. Ces déclarations ont provoqué des réactions immédiates, notamment dans les rangs de La France insoumise. Une députée du groupe a rétorqué que la vitalité de la gauche devait beaucoup à son mouvement et a invité Bertrand Delanoë à méditer sur son propre soutien initial à Emmanuel Macron.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus