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Au Népal, le retour volontaire des détenus évadés durant l’insurrection

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Des milliers de prisonniers ont réintégré d’eux-mêmes les établissements pénitentiaires de Katmandou après avoir fui lors des récentes violences politiques. Leurs motivations oscillent entre loyauté institutionnelle et espoir de clémence.

Plus de 13 500 détenus avaient profité du chaos engendré par les émeutes ayant conduit à la démission du gouvernement la semaine dernière pour quitter illégalement les prisons de la capitale népalaise. Pourtant, beaucoup font déjà le chemin inverse. Âgé de 46 ans, Avinash Rai, condamné pour contrebande, s’est présenté spontanément à l’entrée du centre pénitentiaire de Bakhu après quelques jours de liberté. Il justifie son retour par les dangers encourus à l’extérieur et le peu de temps restant à purger.

Les événements des 8 et 9 septembre, marqués par une violente répression policière et la destruction de symboles gouvernementaux, avaient provoqué l’ouverture des portes des prisons. Les autorités carcérales, dépassées, avaient alors invité les détenus à quitter les lieux pour leur sécurité, les incitant à revenir une fois la situation apaisée. Nombre d’entre eux ont suivi ces instructions à la lettre.

Aux abords de la prison, familles et proches accompagnent ceux qui choisissent de se rendre aux autorités. Beaucoup espèrent que ce geste de bonne volonté sera pris en compte par le gouvernement intérimaire en place jusqu’aux élections de 2026. D’après un porte-parole de la police, près de 5 000 personnes étaient déjà revenues mercredi, majoritairement de leur plein gré.

Les installations pénitentiaires portent encore les stigmates des affrontements. Les murs sont couverts de graffitis et les équipements ont été détruits ou pillés. Des volontaires s’affairent à nettoyer les bâtiments, mais les travaux devraient se prolonger plusieurs jours. Malgré ces conditions dégradées, le flux des retours se poursuit, témoignant d’une forme de loyauté inattendue envers l’institution carcérale.

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