Culture
Armin van Buuren : « L’IA s’inspire du génie humain sans toujours le récompenser »
Le célèbre DJ néerlandais livre une réflexion nuancée sur l’intelligence artificielle dans la création musicale, entre opportunité et nécessité de régulation.
Armin van Buuren, figure emblématique de la scène électronique depuis plus de deux décennies, partage son regard sur les bouleversements technologiques qui transforment l’industrie musicale. À l’occasion de la sortie imminente de la seconde partie de son album « Breathe », l’artiste évoque les défis et les espoirs liés à l’essor des outils numériques.
Pour le producteur de trance, l’accessibilité croissante des logiciels de composition a démocratisé la création, mais a aussi saturé l’espace musical. « Aujourd’hui, un titre peut être conçu en une heure, là où il fallait autrefois un studio entier et des investissements colossaux », constate-t-il. Si l’IA représente selon lui un levier créatif précieux pour explorer de nouvelles sonorités ou affiner des paroles, il dénonce les dérives d’une production de masse automatisée, où des « usines à hits » exploitent sans contrepartie le patrimoine artistique du passé.
Van Buuren plaide pour un encadrement éthique de ces technologies. « Les algorithmes s’appuient sur des décennies d’innovations musicales sans toujours reconnaître ceux qui en sont à l’origine », souligne-t-il, évoquant les pionniers des années 1970-1980. Malgré ces réserves, il reste convaincu que la magie du live résistera à la numérisation : « Le public cherche une émotion authentique, un échange avec un être humain. Aucune machine ne remplacera cette connexion. »
L’artiste, qui a collaboré avec Jean-Michel Jarre, rend également hommage à l’influence française sur l’électro. « Paris a façonné cette culture à travers ses clubs, son art et des visionnaires comme Daft Punk ou Jarre lui-même », rappelle-t-il, saluant une scène qui continue d’inspirer les créateurs du monde entier.
À 48 ans, van Buuren aborde sa carrière avec une discipline d’athlète, privilégiant une hygiène de vie stricte pour préserver son énergie sur scène. Un engagement qui traduit sa passion intacte pour une musique où, malgré l’omniprésence des machines, l’humain reste au cœur de l’expérience.
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