Économie
Apollonia, une escroquerie patrimoniale d’une ampleur historique
Le tribunal correctionnel de Marseille a prononcé des peines sévères à l’encontre des dirigeants d’un vaste système frauduleux ayant lésé des centaines d’épargnants. Le montant des préjudices s’élève à plus d’un milliard d’euros.
Jean Badache et son épouse Viviane, fondateurs de la société de conseil en gestion de patrimoine Apollonia, ont été condamnés à sept années d’emprisonnement ferme. La juridiction marseillaise a également ordonné la confiscation de biens d’une valeur de vingt millions d’euros, incluant des propriétés immobilières de prestige, ainsi que le paiement d’une amende de 2,5 millions d’euros pour chacun des deux prévenus. Les mandats de dépôt, dont l’exécution a été déclarée provisoire, devraient conduire les condamnés à incarcération dans un délai à déterminer, leur défense ayant immédiatement fait appel du verdict.
L’affaire, jugée au printemps 2025, concernait un mécanisme frauduleux ayant exploité près de sept cent cinquante personnes, pour la plupart issues des professions médicales et libérales. Le dispositif promettait à ces épargnants la constitution d’un patrimoine immobilier sans apport personnel initial, par le biais du statut de loueur en meublé professionnel et d’avantages fiscaux présentés comme autofinanceurs. En réalité, les clients, invités à signer des documents souvent incomplets, se sont retrouvés engagés par des emprunts cumulés pouvant atteindre plusieurs millions d’euros, tandis que la société percevait des commissions considérables.
Le tribunal a souligné le rôle central du couple dans l’organisation de ce système, ainsi qu’une attitude marquée par une forme de victimisation et d’hostilité envers les parties civiles. Plusieurs collaborateurs directs ont également écopé de lourdes sanctions. Parmi eux, deux principaux commerciaux ont été condamnés à cinq ans de prison ferme, assortis d’amendes substantielles et de confiscations de biens. D’autres salariés ont reçu des peines allant de trois à quatre ans d’emprisonnement, partiellement ou totalement fermes.
Le schéma avait par ailleurs impliqué des auxiliaires de justice, dont la présence visait à conférer une apparence de légalité aux opérations. Un notaire d’Aix-en-Provence, perçu comme un « rouage primordial » et un gage de sécurité par les victimes, a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, et à une amende de sept cent mille euros. Un avocat conseil de la société, dont le rôle contribuait à cette façade de respectabilité, a écopé d’une peine similaire. Le fils des dirigeants principaux a quant à lui été condamné à une peine d’un an ferme sous bracelet électronique.
Cette décision judiciaire ouvre désormais la voie aux procédures d’indemnisation des nombreux plaignants. L’ampleur des préjudices, évaluée à plus de 1,2 milliard d’euros, en fait l’une des plus importantes affaires de ce type jamais traitées par la justice française.
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