Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Anne Hidalgo candidate à la tête du HCR, une ambition onusienne sous examen

Article

le

La maire de Paris brigue le poste de haut-commissaire aux réfugiés avec l’appui de l’Élysée, mais des réserves persistent quant à son profil et son expérience sur la scène internationale.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, nourrit l’ambition de prendre la tête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), dont le mandat actuel arrive à échéance début 2026. Après douze années passées à la tête de la capitale française, l’édile socialiste a entamé une campagne discrète mais active pour convaincre de sa légitimité à occuper cette fonction basée à Genève.

Plusieurs déplacements à l’étranger, notamment à New York, Nairobi et Lausanne, ont rythmé ces derniers mois une démarche visant à affirmer sa stature internationale. Des entretiens avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, chargé de proposer un candidat à l’Assemblée générale, ont notamment été menés dans cette optique.

Pourtant, des voix s’élèvent au sein des cercles spécialisés pour questionner la pertinence de cette candidature. Certains observateurs pointent un manque d’expérience dans les domaines clefs que sont les migrations, l’asile et la gestion des déplacements de populations. La maîtrise imparfaite de la langue anglaise est également perçue comme un handicap sérieux pour un poste requérant une communication aisée dans un cadre multilatéral.

Le contexte de restrictions budgétaires que traverse l’organisation internationale, en particulier le HCR, ajoute une dimension critique au processus de sélection. La candidature d’Anne Hidalgo contraste avec le profil traditionnel des hauts commissaires, souvent issus de la diplomatie et rompus aux négociations dans des zones de tension.

Face à elle, la diplomate suisse Christine Schraner Burgener, secrétaire d’État aux migrations, est considérée comme une candidate sérieuse et expérimentée. Les consultations officieuses ont déjà commencé et s’intensifieront lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies. Malgré le soutien affiché de l’exécutif français, l’issue de cette course reste incertaine.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus