Monde
Amnistie partielle au Venezuela, une libération sous conditions
Le pouvoir intérimaire de Caracas a promulgué une loi permettant la libération de plusieurs centaines de détenus politiques. Cette mesure, réclamée par la communauté internationale, suscite néanmoins des réserves quant à son application effective et son ampleur réelle.
La justice vénézuélienne a ordonné la remise en liberté de 379 personnes incarcérées pour des motifs politiques. Cette décision fait suite à l’adoption, par l’Assemblée nationale, d’une loi d’amnistie promulguée jeudi dernier. L’annonce en a été faite dans la soirée de vendredi par le parlementaire à l’origine du texte, précisant que les procédures judiciaires nécessaires étaient en cours pour une libération imminente.
Cette initiative législative intervient dans un contexte de transition politique, le pays étant dirigé par une administration intérimaire depuis le début de l’année. Elle répond également à des pressions diplomatiques insistantes, notamment de la part des États-Unis, qui conditionnent une normalisation des relations à des avancées en matière de droits humains. La cheffe de l’exécutif par intérim avait elle-même évoqué, fin janvier, la nécessité d’une réforme judiciaire et d’une mesure de clémence.
Toutefois, la portée de cette amnistie fait l’objet de vives discussions parmi les observateurs et les organisations de défense des droits. Le texte de loi ne couvre pas l’ensemble de la période allant de 1999 à aujourd’hui, mais se limite à treize phases spécifiques. De plus, des catégories entières de détenus, comme certains membres des forces de l’ordre accusés d’actes qualifiés de terroristes, pourraient en être exclus. Des centaines de cas resteraient ainsi en suspens.
Devant plusieurs centres pénitentiaires, des familles de prisonniers maintiennent une attente anxieuse, souvent teintée de scepticisme. Certaines, dont les proches sont incarcérés depuis des années pour des accusations liées à des atteintes à la sûreté de l’État, craignent que cette loi ne les concerne pas. Elles espèrent désormais d’autres formes de grâce présidentielle. Une organisation locale de référence a indiqué que si plusieurs centaines de détenus avaient bénéficié de libérations conditionnelles depuis janvier, près de 650 autres restaient privés de liberté.
Les réactions politiques sont contrastées. Le gouvernement y voit un geste de maturité et une étape vers la stabilité nationale, un message d’apaisement adressé à ceux qui pensent différemment. En revanche, des représentants de la société civile pointent les lacunes du dispositif. Ils estiment que la procédure pour obtenir l’amnistie n’est pas automatique et reste trop complexe, laissant de côté un nombre significatif d’individus. Certains qualifient même le bilan de la loi de négatif, en raison de ses limites et des faiblesses structurelles du système judiciaire qu’elle ne résout pas.
Du côté de l’opposition, une figure récemment libérée, après une brève réincarcération, a salué cette évolution tout en appelant à poursuivre le combat pour une démocratie pleine et entière, avec des élections libres. Depuis l’étranger, d’autres voix, dont celle de l’ancien candidat à la présidence, rappellent que toute réconciliation nationale durable devra s’accompagner d’un travail de mémoire et de réparation.
Cette mesure d’amnistie s’inscrit dans une série de réorientations engagées par l’exécutif intérimaire, qui incluent également une ouverture du secteur pétrolier aux investissements privés et un rapprochement diplomatique avec Washington. La décision vénézuélienne a été saluée par plusieurs capitales, dont Madrid, qui a annoncé son intention de plaider auprès de l’Union européenne pour un allègement des sanctions visant les autorités de Caracas.
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