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Acquittement en Grèce pour la militante syrienne Sarah Mardini et vingt-trois autres bénévoles

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Après sept années de procédure, la justice grecque a rendu un verdict de relaxe général, estimant que les actions des prévenus relevaient de l’aide humanitaire et non d’activités criminelles.

La cour criminelle de Mytilène, sur l’île de Lesbos, a prononcé l’acquittement de l’ensemble des vingt-quatre personnes jugées, dont la militante syrienne Sarah Mardini. Les magistrats ont conclu que l’objectif des accusés n’était pas de commettre des infractions, mais de porter secours à des personnes en détresse. Cette décision met un terme à une longue procédure judiciaire ouverte en 2018, alors que les prévenus œuvraient au soutien des migrants arrivant par milliers sur les côtes grecques.

Ils étaient poursuivis pour des faits de constitution d’une organisation criminelle et de facilitation de l’entrée illégale d’étrangers sur le territoire. Le président du tribunal a souligné l’absence de fondement pénal à ces accusations, une analyse partagée plus tôt dans la journée par le ministère public, qui avait lui-même requis la relaxe. À l’issue de l’audience, les principaux concernés et leurs conseils se sont retrouvés sur une plage voisine pour marquer la fin de cette épreuve.

Sarah Mardini, réfugiée en Allemagne depuis 2015 et âgée de trente ans, assistait à l’audience. Son parcours, ainsi que celui de sa sœur Yusra, nageuse olympique, avait retenu l’attention internationale après qu’elles eurent contribué au sauvetage de passagers lors d’une traversée périlleuse entre la Turquie et la Grèce. Leur histoire a notamment inspiré une production cinématographique diffusée sur une plateforme de streaming.

Il s’agissait du second procès concernant ces activités de secours en mer. Une première procédure pour des délits connexes, dont celui d’espionnage, s’était déjà conclue par un acquittement en 2023. L’arrestation de Sarah Mardini était intervenue en 2018 alors qu’elle effectuait un volontariat pour une organisation non gouvernementale active à Lesbos.

Plusieurs organisations de défense des droits humains ont salué le verdict, tout en dénonçant la durée et la nature des poursuites engagées. Elles ont estimé que ces procédures n’auraient jamais dû avoir lieu, qualifiant ces sept années d’instruction de parcours injustifié pour des individus dont le seul motif était de sauver des vies.

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