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Inflation alimentaire : les prix en hausse malgré la baisse des cours des matières premières

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Les consommateurs paient toujours plus cher malgré la chute des cours des matières premières agricoles, tandis que les négociations pour une baisse des prix sont en cours.

Les cours des matières premières agricoles ont chuté de près de 20% au cours des douze derniers mois, mais cela ne s’est pas reflété sur les prix dans les supermarchés. Au contraire, les prix des produits alimentaires ont augmenté de près de 15% sur un an, selon les chiffres provisoires de l’Insee publiés vendredi 28 avril.

Le patron de Système U, Dominique Schelcher, prédit que l’inflation atteindra « entre 23% et 25% sur l’alimentaire d’ici la fin du mois de juin ». Le président français Emmanuel Macron a également averti que les prix des aliments seraient « durs jusqu’à la fin de l’été ».

Pourtant, les cours mondiaux des denrées alimentaires ont chuté en raison d’un ralentissement de la demande mondiale et de l’accord prolongé sur les exportations de céréales ukrainiennes.

Les hausses de prix dans les supermarchés s’expliquent par le fait que les produits ont été négociés à des périodes où les prix des matières premières étaient encore hauts. Les enseignes de la grande distribution ont négocié une hausse moyenne de 10% des tarifs payés aux industriels pour tenir compte de la hausse de leurs coûts de production. Cependant, les distributeurs se sont engagés à « étaler dans le temps » les hausses issues de ces tractations.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a appelé à une renégociation à la baisse des prix, et a envoyé un courrier aux industriels et aux distributeurs pour les inciter à retourner dès à présent à la table des discussions. Les lois Egalim, issues des états généraux de l’alimentation, ouvrent la possibilité de reprendre les négociations en cours d’année en cas de variations importantes des prix des matières premières.

Les distributeurs sont prêts à négocier à la baisse, mais les industriels attendent que les baisses soient avérées et durables. En attendant, le gouvernement a lancé le trimestre anti-inflation pour inciter les distributeurs à baisser les prix sur une sélection de produits de leur choix.

Cependant, même en cas de renégociation et d’accord sur une baisse des tarifs, l’impact dans le panier de courses ne sera pas immédiat. Les consommateurs ne verront des baisses concrètes des prix que « d’ici la fin du mois de juin », selon la Première ministre.

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