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Économie

Les eaux françaises menacées par un appauvrissement massif de leurs ressources halieutiques

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Le réchauffement climatique pourrait entraîner une diminution drastique de la biomasse de poissons d’ici la fin du siècle, selon une analyse scientifique récente. Cette projection appelle à une révision urgente des stratégies de pêche.

Les écosystèmes marins nationaux pourraient connaître un déclin substantiel de leurs populations de poissons au cours des prochaines décennies. Une étude prospective indique que la biomasse totale pourrait diminuer d’environ un quart d’ici 2100, dans un scénario de forte augmentation des températures. Cette tendance résulterait principalement des transformations physico-chimiques des océans, liées aux émissions de gaz à effet de serre.

L’acidification et la baisse de la teneur en oxygène des eaux perturbent en effet les fondements de la vie marine. La production de plancton, essentielle à la chaîne alimentaire, s’en trouve affectée, tandis que la physiologie, la croissance et la reproduction de nombreuses espèces pisciaires sont altérées. Parallèlement, ces modifications environnementales provoquent des déplacements d’espèces vers des latitudes plus septentrionales, à la recherche de conditions thermiques plus favorables.

Face à cette évolution, les scientifiques estiment nécessaire d’adapter les cadres de gestion des pêches. Le principe du rendement maximum durable, qui a guidé les politiques jusqu’à présent, pourrait ne plus constituer un objectif adapté dans un contexte de bouleversement écologique. Ce référentiel, conçu pour des conditions environnementales relativement stables, ne prend pas suffisamment en compte la vulnérabilité croissante des stocks.

Les experts recommandent par conséquent de considérer ce seuil non plus comme une cible à atteindre, mais comme une limite absolue à ne pas franchir. Ils préconisent d’abaisser les niveaux d’exploitation afin de préserver une marge de sécurité et de renforcer la résilience des populations face à un milieu devenu moins productif. Sans une telle réorientation, la dégradation des ressources est appelée à s’accentuer, avec des conséquences directes sur les volumes débarqués, déjà en recul significatif depuis le début du siècle.

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