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Des urnes vides dans 68 communes françaises
Alors que les élections municipales débutent, plusieurs dizaines de villages se retrouvent sans candidats. Un phénomène qui illustre les difficultés de l’engagement local, entre lassitude des élus et défaut de relève.
Dans soixante-huit communes, le scrutin des 15 et 22 mars ne pourra pas se tenir. Aucune liste n’a été déposée pour briguer les sièges du conseil municipal. Cette situation, bien que moins marquée qu’en 2020 où cent six communes étaient concernées, souligne les défis persistants de la démocratie de proximité.
À Rothau, dans le Bas-Rhin, la plus importante de ces localités avec environ mille cinq cents habitants, des dissensions au sein de l’équipe pressentie ont conduit à l’absence de candidature. Le maire sortant, en poste depuis plus de vingt ans, a choisi de ne pas se représenter, évoquant la nécessité d’une passation plus apaisée. Selon la procédure en vigueur, ces communes seront administrées temporairement par une délégation spéciale nommée par le préfet, en attendant l’organisation d’un nouveau vote.
L’analyse des causes révèle un faisceau de facteurs. Le manque de volontaires est souvent attribué à la charge de travail perçue comme trop lourde, aux contraintes personnelles et professionnelles des habitants, ou à un certain individualisme. À Chapelle-d’Huin, dans le Doubs, l’édile sortante rapporte que les personnes approchées ont décliné, invoquant leurs responsabilités familiales et leur emploi. Elle-même a renoncé à un second mandat pour préserver sa santé.
La perspective d’un mandat potentiellement allongé, afin d’éviter une concomitance avec la future campagne présidentielle, pourrait également jouer un rôle dans les calculs des potentiels candidats. Par ailleurs, l’augmentation significative des démissions de maires au cours du mandat écoulé, environ deux mille deux cents, a pu dissuader des vocations, créant un cercle vicieux où la difficulté à constituer des listes complètes et paritaires s’accroît.
Certaines situations locales, comme des contentieux financiers hérités d’une précédente gestion, ajoutent à la complexité. À Rochejean, également dans le Doubs, la maire ayant succédé en cours de mandat décrit une expérience éprouvante, marquée par des critiques parfois anonymes, qui l’ont conduite à ne pas renouveler son engagement. L’épuisement face aux responsabilités et aux pressions apparaît ainsi comme un motif récurrent de retrait.
Malgré ces difficultés, la baisse du nombre de communes sans candidats par rapport au précédent scrutin est considérée comme un signe positif. Elle intervient dans un contexte réglementaire pourtant plus exigeant, avec l’obligation de listes complètes et paritaires étendue aux communes de moins de mille habitants. Cette évolution suggère une résilience certaine de l’institution municipale, même si la question du renouvellement des équipes et de l’attractivité du mandat d’élu local demeure entière.
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