Économie
Le Ghana renforce sa souveraineté sur l’or
Le premier producteur africain du métal jaune s’apprête à réviser sa législation minière pour accroître substantiellement ses revenus, une initiative qui suscite des réserves dans l’industrie.
Le gouvernement ghanéen a engagé une réforme de son cadre minier, visant à augmenter la part des revenus que l’État tire de l’exploitation aurifère. Cette décision intervient dans un contexte de flambée des cours mondiaux et alors que le pays, confronté à un endettement public important, cherche à renforcer ses recettes nationales. La révision du code, qui date de 2014, entend modifier un régime fiscal actuellement considéré comme très favorable aux entreprises étrangères.
Les propositions, qui doivent être soumises au Parlement dans les prochains mois, prévoient notamment une hausse significative des redevances minières. Celles-ci pourraient passer du niveau actuel, fixé entre 3 et 5 pour cent, à une fourchette allant de 9 à 12 pour cent, indexée sur les prix internationaux. Selon les autorités, cette adaptation est nécessaire pour que la nation bénéficie davantage de la valeur de ses ressources, alors que les exportations légales d’or ont généré plus de dix milliards de dollars l’an dernier.
Cette orientation politique s’inscrit dans une tendance observée ailleurs sur le continent, où plusieurs États ont récemment durci leurs réglementations minières. Toutefois, elle provoque des inquiétudes parmi les opérateurs, majoritairement des groupes internationaux comme Newmont, Gold Fields ou AngloGold Ashanti. Ces derniers craignent qu’une fiscalité alourdie n’entame la compétitivité du Ghana et n’incite les investisseurs à se tourner vers des juridictions voisines plus accommodantes.
Des voix au sein du secteur privé appellent à trouver un équilibre, permettant à la fois à l’État de sécuriser des revenus durables et aux compagnies de poursuivre leurs investissements. Elles rappellent que la charge fiscale globale est déjà conséquente, intégrant un impôt sur les sociétés élevé et une participation gratuite au capital pour l’État. Parallèlement, Accra tente de mieux réguler le vaste secteur artisanal, source d’une part importante de la production mais aussi d’activités illégales et de problèmes environnementaux. La création récente d’une entité publique pour superviser le commerce de l’or issu de cette filière vise à améliorer la traçabilité et à lutter contre la contrebande.
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