Nous rejoindre sur les réseaux

Économie

La dermatose nodulaire progresse en Ariège, un second foyer confirmé

Article

le

Un nouveau cas a été identifié dans un élevage pourtant vacciné, relançant le débat sur la stratégie d’abattage systématique des troupeaux.

Les autorités sanitaires ont enregistré un deuxième foyer de dermatose nodulaire contagieuse sur le territoire ariégeois. Le ministère de l’Agriculture a intégré cette information dans son dernier point de situation. Le cheptel concerné, fort de 113 têtes et situé sur la commune de Léran, a fait l’objet d’une vaccination il y a une quinzaine de jours. Conformément au protocole en vigueur, l’ensemble des animaux sera abattu.

Les services vétérinaires rappellent que la protection conférée par le vaccin n’est effective qu’après un délai de trois semaines suivant l’injection. La maladie pouvant évoluer de manière discrète avant l’apparition des symptômes, cette période reste critique. Cette découverte porte à 116 le nombre total de foyers recensés sur le sol national depuis le début de l’épizootie.

Cette situation réactive les interrogations des professionnels sur la pertinence de l’abattage total. Le président de la chambre d’agriculture du département, Philippe Lacube, plaide pour une évolution vers un abattage sélectif, qui épargnerait les animaux considérés comme immunisés. La stratégie gouvernementale, déployée depuis l’émergence du virus en Savoie, repose quant à elle sur un triptyque incluant l’élimination systématique des troupeaux infectés, la campagne vaccinale et des restrictions de circulation.

Les éleveurs directement touchés ont accepté les mesures sanitaires. Toutefois, des voix syndicales s’élèvent pour demander une révision des procédures. La Confédération paysanne organise un rassemblement à proximité de l’exploitation pour manifester son opposition à la politique actuelle. Ses représentants estiment que l’État devrait faire évoluer son approche, tout en exprimant un certain scepticisme quant aux annonces pouvant émerger des prochaines concertations avec le gouvernement.

Dans la région Occitanie, l’effort de vaccination se poursuit. Près de 70% du cheptel des dix départements du Sud-Ouest a désormais reçu une dose, selon les chiffres ministériels. L’Ariège et les Pyrénées-Orientales ont même atteint les seuils réglementaires européens, nécessitant une couverture vaccinale très élevée pour qu’une zone soit considérée comme protégée.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus