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Économie

Shein échappe à la suspension de son site en France

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Le tribunal judiciaire de Paris a rejeté la demande de blocage formulée par l’État. Le gouvernement a immédiatement annoncé son intention de faire appel de cette décision.

Le tribunal a estimé que la mesure de blocage provisoire du site était disproportionnée, compte tenu du retrait volontaire par la plateforme des articles litigieux. Les juges ont reconnu l’existence d’un préjudice pour l’ordre public et la protection des mineurs, mais ont considéré que les ventes de produits prohibés étaient restées ponctuelles. Ils ont par ailleurs salué la réaction de l’entreprise suite aux signalements effectués fin octobre.

Le gouvernement a exprimé son désaccord avec cette analyse, soulignant que le tribunal n’avait pas ordonné de mesures pour prévenir la commercialisation de poupées à caractère pédopornographique, d’armes de catégorie A ou de médicaments. Convaincu du risque systémique posé par le modèle économique de Shein, l’exécutif a donc décidé de se pourvoir en appel dans les prochains jours.

Dans son jugement, la juridiction parisienne a toutefois enjoint à la plateforme de ne pas rétablir la vente de produits sexuels sans avoir préalablement mis en place un système efficace de vérification de l’âge des acheteurs. Elle a relevé que seuls quelques articles parmi les centaines de milliers référencés avaient été identifiés comme manifestement illicites dans le cadre de cette procédure.

De son côté, Shein a indiqué avoir procédé à la fermeture temporaire de l’ensemble de sa marketplace en France depuis le début du mois de novembre. L’entreprise mène actuellement un audit complet de ses processus de contrôle. Selon des sources proches du dossier, la réouverture de cet espace dédié aux vendeurs tiers se fera de manière progressive et sera initialement réservée aux commerçants européens et français ayant satisfait aux exigences de cet examen interne.

L’affaire judiciaire se poursuit parallèlement sur le plan pénal. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris et confiée à l’Office de protection des mineurs, qui examine également les pratiques d’autres plateformes de commerce en ligne.

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