Nous rejoindre sur les réseaux

Monde

Washington interdit l’entrée sur son territoire à Thierry Breton et à quatre responsables d’ONG

Article

le

Les autorités américaines sanctionnent des personnalités européennes engagées dans la régulation des plateformes numériques, qualifiant leurs actions de « censure » à l’encontre des géants de la tech.

Les États-Unis ont pris la décision de refuser l’entrée sur leur territoire à cinq citoyens européens. Parmi eux figure l’ancien commissaire européen Thierry Breton, ainsi que quatre représentants d’organisations non gouvernementales actives dans le domaine numérique. Cette mesure intervient dans un contexte de tensions persistantes autour de la régulation des grandes plateformes technologiques américaines.

Les personnes concernées sont toutes impliquées, à différents titres, dans des initiatives visant à encadrer plus strictement les pratiques des entreprises du numérique. Le département d’État américain a justifié ces sanctions en évoquant des actions qu’il estime constituer une entrave à la liberté d’expression. Un haut responsable américain a déclaré que son administration ne tolérerait plus ce qu’il a décrit comme des tentatives de censure extraterritoriale ciblant des opinions américaines.

La réaction européenne ne s’est pas fait attendre. Thierry Breton a publiquement questionné la nature de cette décision, soulignant que la législation européenne en la matière, notamment le règlement sur les services numériques, avait été adoptée démocratiquement par le Parlement européen et l’ensemble des États membres. Il a estimé que l’accusation de censure était infondée.

Le gouvernement français a, par la voix de son ministre chargé des Affaires européennes, exprimé sa ferme désapprobation. Paris a réaffirmé le principe selon lequel les peuples européens sont souverains pour définir les règles applicables dans leur espace numérique, sans ingérence extérieure. Cette affaire illustre les divergences profondes entre les deux rives de l’Atlantique sur l’équilibre à trouver entre régulation, innovation et protection des libertés fondamentales dans l’environnement numérique.

Click to comment

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les + Lus