Monde
Washington exhorte à la désescalade après des affrontements à Alep
_**Les autorités américaines ont pressé le régime syrien et les forces kurdes de reprendre les pourparlers, suite à plusieurs jours de violences ayant provoqué d’importants déplacements de population dans la métropole du nord.**_
La situation demeurait confuse samedi dans la deuxième ville de Syrie, les déclarations des belligérants se contredisant ouvertement. Les autorités de Damas ont affirmé avoir obtenu la reddition des combattants kurdes retranchés dans le quartier de Cheikh Maqsoud et procédé à leur évacuation vers les territoires autonomes du nord-est. Une version catégoriquement démentie par les forces kurdes, qui ont qualifié ces allégations de mensongères.
L’émissaire américain, en déplacement dans la capitale syrienne, a pour sa part lancé un appel pressant à la retenue et à la cessation des hostilités, à l’issue d’une rencontre avec le président Ahmad al-Chareh. Ces violences, les plus graves enregistrées à Alep depuis la fin de l’ancien régime, ont entraîné la mort d’au moins vingt-et-un civils et le déplacement forcé de dizaines de milliers de personnes selon les estimations officielles.
Cet épisode fragilise un peu plus l’accord de principe conclu au printemps dernier entre les deux parties, qui prévoyait l’intégration progressive des institutions civiles et militaires kurdes au sein de l’État central. Un texte dont la mise en œuvre reste lettre morte.
Sur le terrain, l’armée syrienne a annoncé avoir mis un terme à ses opérations militaires à Cheikh Maqsoud, après en avoir pris le contrôle total. La télévision d’État a diffusé des images de cars transportant des hommes sous escorte policière, présentés comme des combattants ayant déposé les armes. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont immédiatement contesté cette narration, évoquant plutôt des civils déplacés de force ou enlevés vers une destination inconnue.
Des journalistes sur place ont pu observer le départ de familles épuisées, certaines séparées, des hommes jeunes étant contraints de monter à bord de véhicules sous la surveillance des forces de l’ordre. Les hostilités avaient éclaté en début de semaine, chaque camp rejetant la responsabilité de leur déclenchement. Le gouvernement, qui affirme vouloir rétablir son autorité sur l’ensemble de la ville, avait ultimement sommé les unités kurdes de se retirer.
Cette nouvelle crise intervient dans un contexte régional tendu. Ankara a réaffirmé sa volonté d’intervenir aux côtés de Damas si nécessaire, tandis que des voix se sont élevées en Israël pour soutenir la cause kurde. Depuis l’avènement du pouvoir islamiste à Damas, ce troisième épisode de violences intercommunautaires cette année soulève des questions sur la protection des minorités, pourtant promise par les nouvelles autorités.
La question kurde reste un point de friction majeur. Les forces kurdes, qui ont consolidé leur emprise sur de vastes territoires riches en ressources énergétiques durant le conflit, revendiquent une autonomie politique étendue, une demande que le pouvoir central rejette systématiquement.
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