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Vol audacieux au musée Grévin : deux écologistes déférés devant la justice

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Une action coup de poing pour dénoncer les liens franco-russes se termine par une comparution judiciaire.

Deux militants de Greenpeace ont été conduits devant un juge d’instruction après avoir dérobé la statue de cire d’Emmanuel Macron au musée Grévin. L’objet, rapidement restitué, avait été déposé devant l’ambassade de Russie à Paris dans le cadre d’une opération symbolique critiquant les relations économiques entre la France et Moscou.

Les prévenus sont poursuivis pour « vol en réunion d’un bien culturel exposé », une qualification pénale justifiée par la valeur patrimoniale de l’œuvre. Le parquet de Paris a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire, tandis que la défense dénonce une réaction disproportionnée. L’avocate des activistes souligne l’absence de dommages irréversibles, rappelant le ton humoristique adopté par le musée après les faits.

L’opération, minutieusement préparée, avait vu les militants se faire passer pour des techniciens avant d’exfiltrer l’effigie présidentielle. Placée devant la représentation diplomatique russe, puis devant le siège d’EDF, la statue était accompagnée d’une banderole accusatrice : « Poutine-Macron, alliés radioactifs ». Les autorités avaient été prévenues avant sa restitution.

La défense met en avant le caractère non violent de l’initiative et déplore les conditions de garde à vue, qualifiées d’excessives. Les militants auraient subi des transferts successifs entre commissariats et des cellules surpeuplées, sans commodités élémentaires. Pour leurs avocats, cette affaire interroge sur la réponse pénale aux actions de désobéissance civile, alors que la démarche revendiquait une dimension d’alerte citoyenne.

Greenpeace France affirme que les interpellés n’étaient pas ceux ayant pénétré dans le musée, mais seulement les conducteurs du véhicule utilisé lors de la manifestation. L’ONG maintient que son geste visait à interpeller l’opinion sur des enjeux géopolitiques cruciaux, invoquant la liberté d’expression. Le musée Grévin, après avoir porté plainte, avait ironisé sur les réseaux sociaux quant à la « contemplation sur place » de ses œuvres.

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