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Société

Une sanction politique pour les élus condamnés pour racisme ou antisémitisme

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Le président de la République a évoqué la nécessité d’une mesure d’exclusion de la vie publique lors d’une cérémonie commémorative, soulignant la persistance des préjugés dans la société.

Emmanuel Macron a exprimé le souhait d’instaurer une privation automatique du droit d’être élu pour les mandataires publics reconnus coupables de discours ou d’agissements antisémites ou racistes. Cette proposition a été formulée à l’occasion d’un hommage national rendu, vingt ans après les faits, à un jeune homme victime d’un enlèvement et de sévices mortels en raison de ses origines.

Le chef de l’État a estimé que les sanctions judiciaires actuelles paraissaient souvent insuffisantes face à la gravité de ces infractions. Il a annoncé que l’exécutif et les parlementaires œuvreraient à un durcissement du cadre répressif concernant ces délits et crimes. Le discours présidentiel a pointé la résurgence multiforme des préjugés antijuifs, évoquant notamment les idéologies extrémistes, qu’elles soient d’inspiration islamiste, de gauche ou de droite.

Les statistiques officielles publiées récemment confirment une nette augmentation des actes à caractère antisémite l’année dernière, représentant plus de la moitié des atteintes recensées à motif religieux. Les associations concernées relèvent une amplification significative de ce phénomène depuis l’automne dernier. Le président a qualifié cette haine de « monstre à plusieurs têtes », insistant sur son infiltration dans tous les segments du corps social et sur l’impératif d’une mobilisation collective pour la combattre.

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