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Faits Divers

Une nouvelle marche pour exiger justice après un décès en garde à vue

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_**Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dimanche à Paris pour honorer la mémoire d’El Hacen Diarra et interpeller les autorités sur les circonstances de sa mort.**_

Un cortège silencieux et déterminé a parcouru les rues du nord de la capitale ce dimanche. Les participants répondaient à l’appel de la famille d’El Hacen Diarra, un ressortissant mauritanien décédé peu après son interpellation dans la nuit du 14 au 15 janvier. Le rassemblement, qui a débuté devant le foyer de travailleurs migrants où résidait l’homme, s’est dirigé vers la place Gambetta.

En tête de marche, des proches portaient des tee-shirts noirs frappés du mot « Justice ». Une banderole réclamait également la vérité et la paix pour le défunt. La cousine de la victime, Diankou Sissoko, a exprimé sa douleur et son scepticisme quant à une issue équitable. « C’est notre devoir d’être là, mais je ne crois pas qu’il y aura une justice. Avant lui, d’autres sont morts sans que rien ne change », a-t-elle déclaré, dépeignant son cousin comme une personne réservée et paisible, à l’opposé du portrait dressé par les forces de l’ordre.

Les circonstances de l’interpellation font l’objet d’une enquête judiciaire. Une vidéo, diffusée sur les réseaux sociaux, montre deux fonctionnaires de police maîtrisant l’individu au sol. On y entend distinctement la voix d’El Hacen Diarra crier « Vous m’étranglez ! » avant son transfert au poste, où son décès a été constaté. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique. Des examens complémentaires à l’autopsie ont été ordonnés.

Le long du parcours, des fleurs et des messages de soutien avaient été déposés près des lieux de l’intervention. Plusieurs prises de parole ont rythmé la manifestation depuis un véhicule sonorisé. Assa Traoré, militante connue pour son engagement contre les violences policières, a pris la parole, affirmant que chaque silence encourageait de nouveaux drames. Un représentant d’un collectif de soutien aux sans-papiers a quant à lui précisé la position des manifestants. « Notre démarche ne vise pas l’institution, mais ses dérives parfois mortelles », a-t-il souligné.

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