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Une mâchoire vieille de 1,8 million d’années éclaire les origines de l’humanité hors d’Afrique

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Une découverte majeure sur le site géorgien d’Orozmani vient enrichir notre compréhension des premières migrations humaines. Les vestiges exhumés pourraient révolutionner les connaissances sur l’expansion de l’Homo erectus en Eurasie.

Des archéologues ont mis au jour en Géorgie des restes humains datant de près de deux millions d’années. Parmi ces découvertes figure une mâchoire inférieure appartenant à un représentant de l’espèce Homo erectus, confirmant la présence de populations humaines archaïques dans cette région du Caucase bien plus tôt qu’estimé précédemment.

Le site d’Orozmani a également livré un ensemble remarquable de fossiles animaux et d’outils lithiques. Les chercheurs ont identifié des restes de tigres à dents de sabre, d’éléphants, de loups et de girafes, témoignant d’un écosystème aujourd’hui disparu. La présence conjointe d’artefacts et de faune contemporaine offre un panorama exceptionnel des conditions de vie de ces premiers homininés.

Cette découverte revêt une importance capitale pour retracer les routes de dispersion des premiers humains hors du continent africain. Elle confirme que la région du Caucase constituait un corridor essentiel pour les populations d’Homo erectus durant le Pléistocène inférieur. Les similarités chronologiques avec les célèbres vestiges de Dmanisi, situés à proximité, suggèrent une occupation humaine continue dans cette zone.

Les scientifiques estiment que ces travaux permettront de préciser les comportements adaptatifs et les stratégies de subsistance de ces pionniers. L’analyse détaillée des contextes géologique et paléoenvironnemental devrait apporter des éléments nouveaux sur les capacités d’expansion et d’adaptation de nos lointains ancêtres.

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