Monde
Une Iranienne échappe à la peine capitale après le meurtre de son époux violent
Libérée après un accord financier avec la famille de la victime, cette jeune femme, mariée de force à l’âge de douze ans, incarnait les défaillances d’un système judiciaire face aux violences conjugales.
Les autorités judiciaires ont confirmé la remise en liberté d’une ressortissante iranienne de vingt-cinq ans, précédemment condamnée à la peine capitale. Son incarcération prenait fin à la suite d’un arrangement conclu avec les proches de son défunt mari, mettant un terme à plusieurs années de procédures. La jeune femme, issue de la minorité baloutche et en situation irrégulière sur le plan administratif, purgeait une peine de prison dans la province septentrionale du Golestan.
La condamnation initiale, prononcée pour homicide, a été révoquée au cours de la semaine écoulée. Le tribunal a validé le versement d’une compensation financière aux ayants droit du mari décédé, une pratique prévue par la législation locale en matière de droit du sang. Des images diffusées par la télévision publique ont montré la concernée, vêtue d’un tchador, quittant les lieux de détention en compagnie de représentants officiels.
Selon les informations recueillies, cette ouvrière agricole avait été contrainte d’épouser un cousin à l’âge de douze ans, donnant naissance à un enfant l’année suivante. Elle aurait enduré, durant plusieurs années, des sévices physiques et psychologiques de la part de son conjoint. Les faits à l’origine de sa condamnation remontent à mai 2018. À cette époque, une dispute violente, survenue après que le mari eut frappé son épouse et leur fils âgé de cinq ans, aurait dégénéré et conduit au décès de l’homme.
Des mécanismes onusiens de défense des droits humains s’étaient récemment inquiétés du sort de cette détenue, appelant les autorités à suspendre toute mesure d’exécution. Si la résolution de cette affaire a été saluée comme ayant permis de préserver une vie, elle soulève des interrogations plus larges sur le traitement juridique des violences intrafamiliales et des unions imposées aux mineures dans le pays. Des observateurs internationaux pointent régulièrement l’absence de criminalisation spécifique de ces pratiques.
Ce dossier s’inscrit dans un contexte national marqué par une application soutenue de la peine capitale. Les statistiques disponibles font état de plusieurs dizaines d’exécutions de femmes depuis le début de l’année, dont un nombre significatif concernerait des personnes ayant subi des mariages précoces ou des violences domestiques. Le nombre total de condamnations à mort prononcées par la justice iranienne connaîtrait par ailleurs une nette progression sur l’ensemble de l’exercice en cours.
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