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Une décennie de mémoire pour les victimes du 13 novembre

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La France a rendu un hommage musical et solennel aux 132 personnes disparues lors des attaques de 2015, lors de commémorations marquées par l’émotion et la dignité.

Les noms des cent trente-deux victimes des attentats du 13 novembre 2015 ont été égrenés jeudi dans le jardin mémoriel dédié à leur souvenir. Cet hommage national, organisé pour le dixième anniversaire des événements, a rassemblé survivants, familles et représentants officiels autour d’une cérémonie où la musique a tenu une place symbolique. Le président de la République a évoqué la douleur persistante des proches, qualifiant cette souffrance d’injuste et d’insupportable.

Au crépuscule, les cloches des églises parisiennes ont retenti pour ouvrir la cérémonie officielle. Une interprétation instrumentale du morceau d’AC/DC « Hells Bells » a lancé les hommages, accompagnée d’une projection lumineuse représentant Marianne aux larmes bleues et rouges. Le compositeur Victor Le Masne a présenté son « Requiem des lumières » avec le chœur de Radio France, avant que le chanteur des Eagles of Death Metal, groupe présent au Bataclan la nuit des faits, n’interprète « You’ll Never Walk Alone » aux côtés d’une chorale de rescapés.

Le chef de l’État a annoncé la prochaine remise de la Légion d’honneur aux forces de l’ordre intervenues au Bataclan, répondant ainsi à une demande ancienne des associations. Il a souligné la résilience des institutions républicaines face aux attaques visant la démocratie, affirmant que la Nation mettrait tout en œuvre pour prévenir de nouvelles violences. La maire de Paris a pour sa part rappelé la devise de la ville, « Fluctuat nec mergitur », pour illustrer la capacité de la capitale à surmonter l’épreuve.

Plus tôt dans la journée, un rassemblement silencieux s’est tenu devant le Bataclan, lieu le plus meurtrier des attaques. Survivants et proches se sont succédé pour déposer fleurs et bougies devant la salle de concert, échangeant parfois quelques mots ou une étreinte. Des hommages similaires ont eu place de la République et près des terrasses de cafés des 10e et 11e arrondissements, où trente-neuf personnes avaient perdu la vie.

Les commémorations avaient débuté au Stade de France, où la famille de la première victime a exprimé l’immensité d’un deuil qui persiste après dix années. L’absence reste vive, ont-ils rappelé, alors que le pays tout entier se souvient de cette nuit où des commandos de l’organisation État islamique ont frappé simultanément plusieurs lieux de vie parisiens.

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