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Une Amérique debout contre l’autoritarisme présumé de Trump

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Des millions de citoyens ont investi les rues ce week-end pour exprimer leur inquiétude face à la concentration des pouvoirs et aux pratiques politiques de l’administration républicaine.

Un mouvement de contestation d’ampleur nationale a rassemblé environ sept millions de personnes à travers les États-Unis. Les manifestants se sont réunis sous la bannière « No Kings », exprimant leur opposition à ce qu’ils perçoivent comme une dérive autoritaire du gouvernement. Cette mobilisation, la plus importante depuis le retour au pouvoir de l’ancien président, a connu une participation supérieure à celle enregistrée lors des rassemblements de juin dernier.

De la côte Est à la côte Ouest, les cortèges ont arboré une atmosphère déterminée mais pacifique. Les participants ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’empiètement sur les institutions démocratiques et de menaces envers l’État de droit. À Washington, un jeune lycéen a fustigé ce qu’il considère comme une atteinte aux fondements démocratiques du pays, tandis qu’une retraitée new-yorkaise déplorait la rigidité et la sévérité des politiques en vigueur.

L’imagination des protestataires s’est exprimée à travers des costumes insolites et des représentations satiriques du chef de l’État. Certains l’ont figuré en monarque absolu, d’autres en dirigeant autoritaire, brandissant des drapeaux américains pour souligner leur attachement aux valeurs démocratiques. En réponse, Donald Trump a diffusé sur ses réseaux sociaux des contenus le mettant en scène sous les traits d’un souverain, dans un climat de polarisation accentuée.

Cette démonstration de force intervient dans un contexte de blocage budgétaire fédéral et de déploiement controversé de militaires dans plusieurs villes. Des rassemblements ont notamment eu lieu à Chicago et Los Angeles, où les forces de l’ordre ont eu recours à des moyens de dispersion en fin de journée. Des personnalités politiques de premier plan, dont l’ancien candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders, se sont jointes aux manifestants près du Capitole, dénonçant une accumulation inquiétante des prérogatives présidentielles.

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